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Deux personnes du milieu de l'extrême droite privées de liberté en Flandre: "Des souvenirs nazis, y compris des drapeaux et des croix gammées, ont été trouvés"

Deux personnes, de nationalité belge, Daan C. (né en 2000) en Kayley W (née en 2002), ont été privées de liberté en Flandre et emmenées pour audition, déclare le parquet fédéral ce vendredi. Cela fait suite à une perquisition à Diepenbeek, où la police a trouvé "un grand nombre de souvenirs nazis, y compris des drapeaux nazis et des croix gammées".

Il s'agit de l'une des perquisitions menées a eu lieu dans le cadre d’un dossier du parquet fédéral ouvert en mai 2023 par la division antiterrorisme de la police judiciaire fédérale d’Anvers, à Diepenbeek (2) et Ostende (1) ce 9 novembre.

Les deux personnes sont soupçonnées de "participation aux activités d’un groupe terroriste", déclare le parquet et ajoute : "Daan C. également en qualité de dirigeant, de diffusion d’un message terroriste avec le risque que des infractions terroristes soient commises, du recrutement de personnes dans le but de commettre des infractions terroristes et de la préparation de la commission d’infractions terroristes". Il a été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction.

Kayley W. a été libérée sous condition.

"Certaines indications laissent penser que les suspects étaient actifs sur plusieurs plateformes en ligne cryptées d’extrême-droite, appelant activement à commettre des infractions terroristes, recrutant de nouveaux membres et partageant notamment des modes d’emploi d’armes à feu imprimées en 3D", détaille le communiqué. "lls ont également été trouvés en possession de matériaux pouvant servir à fabriquer des bombes artisanales et des cocktails Molotov, entre autres."

Selon le parquet, "il apparaît également que certains membres des groupes en ligne ont rédigé un manifeste et il y a des indications qu’ils possédaient des armes".

L'enquête dépasse les frontières belges : "Sur ces plateformes en ligne, des mineurs et des adultes partageant les mêmes idées se sont révélés actifs dans leur pays et à l’étranger. Avec la coopération d’Eurojust et d’Europol, plusieurs instructions ont été ouvertes à l’étranger, ce qui a permis d’identifier plusieurs suspects - actifs au sein de ces groupes".

Plusieurs perquisitions simultanées ont eu lieu, notamment en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Croatie et en Lituanie. Des dossiers ont été ouverts dans plusieurs pays, à la suite de l’instruction belge, "ce qui a également donné lieu à des interventions judiciaires permettant de déjouer la commission d’une infraction terroriste", déclare le parquet. Une personne a été interpellée en Croatie.

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