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Ce matin, le Premier ministre est venu célébrer le souverain, mais il ne s’étendra pas sur la question. Depuis le début des années 2000, une cérémonie est organisée par le Parlement fédéral en présence des membres du gouvernement.
La famille royale, exception fête du roi lui-même, est également conviée. Le prince Laurent, son épouse Claire et la princesse Astrid ont fait le déplacement. L’événement est censé rendre hommage au roi, mais dans les discours, c’est un autre sujet qui est à l’ordre du jour, la diplomatie : pas une petite dédicace au roi Philippe, dont le travail est pourtant salué par la plupart des ministres en ces temps de crise.
« Il est très au fait de l’ensemble des dossiers de la nation, qu’à chaque occasion, il évoque les dossiers avec nous, pour pouvoir les faire évoluer de la meilleure manière possible. C’est un roi qui est appliqué, engagé et qui est très soucieux du bien-être de sa population », note Maxime Prévot, ministre des Affaires étrangères.
N’aurait-il donc pas son chapeau une petite idée pour le budget ? « On devrait peut-être lui poser la question », sourit David Clarinval, ministre de l’Emploi. « Mais le roi est tenu à beaucoup de discrétion, donc même s’il en avait, il ne pourrait pas le dire ».
Plus tôt, c’est en la cathédrale des Saint-Michel et Gudule que la fête du roi débute, puisqu’historiquement, elle est organisée par les autorités religieuses. Depuis 1866, jour de la Saint-Léopold et de la Saint-Albert, la symbolique à traverser les siècles.
« Le roi est le garant de l’unité nationale de la paix sociale. Il faut fêter le roi, quand même. On est des Belges », note-t-on du côté des civils. Pourquoi le roi est-il traditionnellement absent de sa propre fête ? Parce qu’il ne se célèbre pas lui-même, il peut donc profiter de sa journée en privé.


















