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Officiellement, Viktor Labin est un simple chef d’entreprise. Il dirige avec ses deux fils le groupe d’investissement financier, une société basée à Uccle, mais on le soupçonne d’être lié au GRU, le service de renseignement militaire russe. D’après le média d’investigation The Insider, il aurait vécu plusieurs années dans une académie du GRU et agirait aujourd’hui comme un opérateur de terrain depuis Bruxelles.
En juin 2025, lors d’une perquisition à son domicile, il a été arrêté et depuis il est en détention provisoire. On lui reproche d’avoir aidé la Russie à contourner les sanctions européennes imposées depuis le début de la guerre en 2022, notamment l’interdiction d’exporter du matériel technologique militaire ou susceptible d’aider militairement les Russes. Pour envoyer ce matériel vers des entreprises russes, il passerait par une société intermédiaire gérée par son fils, la destination des marchandises, une entreprise basée en Russie, au nom de son autre enfant, Roman Labin, ce dernier qui fait d’ailleurs l’objet d’un mandat d’arrêt international.
Pourquoi la Belgique ?
Les Russes pourraient espionner la Belgique, parce que notre petit pays est en fait un lieu stratégique sur le plan international. Il abrite les institutions européennes et le quartier général de l’OTAN. C’est aussi une plateforme d’approvisionnement avec de nombreux ports stratégiques comme Zeebruge ou Anvers. Nous hébergeons aussi de nombreuses infrastructures numériques dites critiques. Le but des espions russes dans ces cas de figure, est d’entrer en contact avec du personnel qui pourrait révéler, par inadvertance, des données sensibles. Viktor Labin est donc poursuivi pour participation à une organisation criminelle et violation de l’ordonnance bruxelloise sur l’exportation de produits liés à la défense.

















