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L’opposition demande en vain d’auditionner le ministre Clarinval sur la polémique des chômeurs exclus

par RTL info avec Belga
L’opposition a vainement réclamé mercredi l’audition du ministre David Clarinval après ses propos polémiques sur les futurs exclus du chômage « non-Belges ». Ecolo, le PS et le PTB dénoncent un « mensonge » et une « polémique raciste », tandis que la majorité évoque une « confusion regrettable ».

L’opposition a demandé mercredi, en vain, une audition du ministre MR David Clarinval en commission des Affaires sociales après sa réaction assassine et accusatrice envers un syndicat qui avait informé une affiliée de sa possible éviction future du chômage au sujet des futurs exclus du chômage « non-Belges », qui seraient « plus de la moitié ». Une information erronée, qui mélangeait le concept « d’origine étrangère », selon la définition très large qu’en fait la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale, et celui de nationalité.

L’opposition, Sarah Schlitz (Ecolo), Nadia Moscufo (PTB) et Sophie Thémont (PS) en tête, y voit « mensonge », « polémique raciste » lancée de manière volontaire, et insulte aux syndicats. La majorité rétorque qu’il y a simplement eu une « confusion extrêmement regrettable » (selon les mots de Denis Ducarme, MR), et que le ministre « a déjà répondu » note Axel Ronse (N-VA), estimant que consacrer une réunion de commission à cette polémique est « totalement sans intérêt ». Florence Reuter (MR) estime d’ailleurs que c’est… la question qui a mené à la recherche de ces statistiques qui est « insidieuse », ce qui a fait bondir l’autrice de cette question, la socialiste Sophie Thémont.

Cette dernière avait, en juillet, posé une question écrite au ministre, s’inquiétant des conséquences de la réforme du chômage sur des publics vulnérables déjà cibles de discrimination à l’embauche : personnes handicapées « à capacité de travail réduites », âgées ou issues de l’immigration. C’est la réponse à cette question, avec des chiffres parvenus d’ailleurs à un journaliste avant elle, note Sophie Thémont, qui a mené à la polémique. Si le ministre « a menti délibérément et qu’en plus il a instrumentalisé la presse, on est dans une dérive très grave pour un vice-Premier », maintient-elle.

Pour Sarah Schlitz (Ecolo), c’est aussi l’attaque contre les syndicats qui pose problème.

La majorité a rejeté les demandes d’audition du ministre, mais il a été convenu d’organiser sous peu une séance de questions orales avec lui. L’opposition entend par ailleurs le mettre sur le gril dès jeudi lors des questions d’actualités qui ouvrent la plénière à la Chambre. Le PS a d’ailleurs aussi déposé une motion de méfiance.

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