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« Il y avait un risque de perte d’emplois » : face à la décision d’annuler une taxe à l’aéroport de Charleroi, le ministre-président réagit

par RTL info
Ryanair est heureux, Charleroi moins : le gouvernement wallon s’oppose à la taxe de 3 euros par passager au départ de l’aéroport carolo. Adrien Dolimont explique cette décision controversée.

La décision du gouvernement wallon de ne pas approuver la taxe de 3 euros par passager au départ de BSCA (Brussels South Charleroi Airport), que les autorités communales voulaient imposer à l’aéroport régional, constitue « un choix politique clair de ne pas aider les villes wallonnes », a déploré le porte-parole de la Ville de Charleroi, dans une première réaction.

Pour la métropole carolo, « la Région aurait mieux fait de sortir le bazooka contre l’augmentation – à 10 euros dans un premier temps – de la taxe d’embarquement imposée par le fédéral plutôt que de déployer toute son énergie contre une ville wallonne ».

Face à cette décision, Adrien Dolimont, ministre-président wallon, s’est défendu à notre micro. « Le gouvernement a décidé de casser la taxe levée par la ville de Charleroi sur l’aéroport parce qu’on considère qu’il y avait un risque économique pour l’outil et la région n’a pas besoin de ça. C’est une bonne nouvelle pour l’aéroport. Vous savez, je ne travaille pas pour Ryanair.

Une décision qui fait les affaires de Ryanair ? « C’est une bonne nouvelle pour l’aéroport : je ne travaille pas pour Ryanair, je travaille pour les outils économiques dont on a des participations et l’aéroport en est un. Le but, c’est évidemment de préserver l’emploi, maintenir le développement économique. L’aéroport, c’est quand même plus d’un millier d’emplois au total ici, avec quand même un risque de perte de centaines d’emplois. Je n’ai pas envie de prendre ce risque-là », explique le ministre-président.

Pour rappel, cette taxe communale était une taxe de 3 € par passager qui serait directement imputable à l’aéroport. « Pour justifier ça, le bourgmestre était allé voir le bilan de l’aéroport en 2023, donc en sortie post-Covid, sans tenir compte de la réalité, sans tenir compte de l’évolution, en prenant uniquement le résultat brut de l’entreprise », note-t-il encore.

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