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Plus de contrôles, de zones 30 et de « gestion dynamique de la vitesse » : voici le plan du ministre wallon de la Mobilité pour réduire les accidents de la route

par RTL info
Le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes (Les Engagés) était l’invité de 7h50 sur Bel RTL. Interrogé par Martin Buxant, il a détaillé les mesures qu’il compte appliquer pour faire baisser le nombre de morts et de blessés sur les routes en Wallonie.

La Wallonie tire un triste bilan de l’année 2024 : les accidents de la route ont fait 206 tués et 12 000 blessés. Pour François Desquesnes (Les Engagés), ministre wallon de la Mobilité, il y a urgence. « On ne peut pas rester inactif : on doit agir », affirme-t-il sur Bel RTL.

Dans 90 % des accidents graves, le comportement est en cause

Le ministre, qui vient de déposer ses nouvelles priorités en termes de sécurité routière, a la volonté de s’attaquer à trois facteurs. « Il s’agit des causes les plus importantes des accidents graves sur les routes wallonnes », selon François Desquesnes. À savoir, « la vitesse, la conduite sous influence ou la distraction (GSM au volant) », cite le ministre en précisant que « dans 90 % des accidents graves au moins un de ces facteurs est en cause ».

Réduire la vitesse : l’un des axes majeurs

Concrètement, le ministre veut d’abord réduire la vitesse globalement en ville. « Quand on est dans un milieu urbain, on doit avoir une vitesse réduite, c’est normal, argumente-t-il. François Desquesnes veut ainsi étendre les zones 30 en agglomération. « Je veux plus de zones où la vitesse est réduite et moins de zones où elle est élevée, car le but est de protéger des vies », confirme le ministre François Desquesnes.

François Desquesnes veut aussi plus de cohérence afin d’augmenter le respect des limitations de vitesse. « Sur nos routes, on a du 90, du 70, du 50, etc., avec des panneaux qui changent tous les kilomètres ou deux kilomètres, dénonce-t-il. Ça ne va pas « .

Hors agglomération, la configuration déterminera les vitesses à appliquer. Le ministre veut une hiérarchie. « Déterminer quelles sont les routes où l’on peut rouler à 90, c’est-à-dire où la configuration et l’état des routes le permettent, par exemple parce qu’il y a une absence de maisons, etc., d’autre part, des routes à 70 plus apaisées, 50 en ville et des zones 30 », détaille François Desquesnes.

Une nouveauté : la gestion dynamique de la vitesse

Le ministre veut aussi étendre la gestion dynamique de la vitesse. « C’est placer des panneaux à messages variables qui permettent d’adapter la vitesse selon les circonstances de circulation. Par exemple, une vitesse habituelle de 80 km/h qui serait abaissée à 60 km/h s’il y a un chantier ou des conditions climatiques qui l’exigent ».

François Desquesnes a un message à faire passer : « Il y aura des contrôles »

Autre priorité du ministre : multiplier les contrôles de vitesse. « Lors d’études que nous avons menées, nous avons constaté que ¾ des habitants pensent qu’ils ne seront pas contrôlés, c’est une vraie difficulté, estime François Desquesnes. Il faut faire savoir qu’il y a des contrôles pour que les comportements se transforment car 90 % des accidents graves sont dus à des erreurs de comportements. Ce n’est pas la route qui tue, ce sont les comportements ».

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