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Le Parti Socialiste enverra mardi une invitation aux autres partis francophones et aux associations de la société civile organisée afin de redéfinir le cordon sanitaire. Il espère organiser une première réunion sur ce thème le mois prochain.
Interrogé ce week-end dans le Soir, le président des socialistes francophones a tiré le constat que la politique du cordon sanitaire, qui a guidé la lutte contre l’extrême-droite pendant trente ans, devenait inopérante.
« Je veux inviter toutes les organisations de la société civile, évidemment tous les partis démocratiques qui partagent notre préoccupation, à se réunir, pour réfléchir ensemble. Le cordon sanitaire ne fonctionne plus, alors comment fait-on autrement pour lutter contre les idées d’extrême droite ? On s’était interdits, et c’était juste, de leur donner la parole. Vu la situation et l’évolution, ne vaut-il pas mieux que les idées s’expriment pour pouvoir les contrecarrer ? Il n’y a pas de consensus, c’est un débat », a-t-il expliqué.
Selon le quotidien, les autres partis francophones ont répondu positivement mais en y mettant divers accents. Ecolo juge toujours fondamental le cordon sanitaire pour lutter contre l’extrême-droite. Les Engagés ne veulent pas d’un débat partisan tandis que DéFI estime qu’il faut aussi aborder la question de l’extrême gauche. Le PTB est partant. Mais, sous la législature passée, il avait refusé de signer la Charte pour la démocratie, qui sous-tend le cordon sanitaire, car il ne peut se permettre de refuser le débat avec l’extrême-droite dès lors qu’il se présente également en Flandre.
Seul le MR ne s’est pas exprimé. Il est directement visé par M. Magnette. Dans son entretien, le socialiste justifie son appel par l’évolution des libéraux. Il fait référence à l’accueil de personnes d’extrême-droite au MR, les relais sur les réseaux sociaux de messages d’extrême-droite, une récente conférence avec une personnalité française à l’étiquette extrémiste, etc. Une attaque jugée scandaleuse par des mandataires du MR. « Des propos écoeurants », a jugé le député Mathieu Michel sur LN24. Le député Denis Ducarme a quant à lui estimé que le débat devait viser l’extrême-droite et l’extrême gauche et « non servir à légitimer la seconde en offrant une conscience au PS qui s’allie avec elle dans nos villes sans le moindre scrupule ».
Dans un deuxième temps, le PS souhaite ouvrir la réflexion aux partis démocratiques flamands.



















