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Vivaqua croule sous les dettes: pour Vooruit, il faut rationnaliser le secteur

"Il est urgent de rationaliser le secteur de l'eau à Bruxelles. Le modèle d'intercommunale gérée par les communes a échoué malgré les avertissements répétés", a affirmé, jeudi, le parlementaire bruxellois Vooruit Pascal Smet.

" Il y a eu trop de retards dans la résolution de ce problème, et ce depuis trop longtemps. Cela se fait au détriment de tous les Bruxellois. L'approvisionnement en eau et la gestion des eaux usées relèvent, à notre avis, exclusivement de la compétence de la région", a-t-il ajouté en réaction aux informations du Standaard selon lesquelles Vivaqua croule sous les dettes.

D'après les dernières informations financières que le journal a pu consulter, l'intercommunale bruxelloise, dont les activités couvrent la production et la distribution d'eau potable, la gestion des réseaux d'égouttage et la lutte contre les inondations en Région bruxelloise, fait face à une dette d'un milliard d'euros alors que 500 des 2.000 km d'égouts qu'elle gère doivent être rénovés.

L'an dernier, Vivaqua a procédé à la rénovation d'à peine 14 km d'égouts, ce qui fait peser des risques toujours plus grands d'effondrements de parties de chaussées, a pointé Laurence Bovy, la directrice de l'intercommunale. Selon cette dernière, l'avenir des activités de Vivaqua n'est plus garanti. "Par rapport à nos revenus, la dette est tout simplement trop grande. Ce n'est plus possible", a-t-elle ainsi averti en appelant à un soutien financier de la Région bruxelloise.

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