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L’E411 était toujours bloquée par des agriculteurs samedi en fin de journée à hauteur de l’échangeur de Courrière, a pu constater Belga. Les personnes présentes ne sont pas encore décidées à quitter les lieux.
L’action initiée par la Fédération des jeunes agriculteurs (FJA) a débuté vendredi matin sur le coup de 05h30, en guise de protestation contre la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
Alors que ce sont jusqu’à quelque 200 agriculteurs et 80 tracteurs qui empêchaient le passage, la voilure était réduite samedi. Vers 17h30, il n’y avait plus qu’une vingtaine de personnes et un peu moins de dix engins agricoles sur place.
Au moins jusqu’à dimanche
Pour autant, le blocage ne devrait pas se terminer rapidement. Comme ils l’ont fait la nuit dernière, les agriculteurs continuent à se relayer pour assurer une présence suffisante. Certains indiquent qu’ils resteront au moins jusqu’à dimanche, alors que la police ne semble pas vouloir forcer leur départ.
La situation a toutefois évolué depuis samedi. Alors que la Nationale 4 avait été fermée à la circulation, elle est à nouveau ouverte tant vers Ciney que Namur. L’autoroute est toujours fermée à hauteur de la sortie 16 Wierde en venant de Bruxelles. Pour aller vers le Luxembourg, il est donc nécessaire d’emprunter la N4 jusqu’à Courrière où l’entrée de l’E411 est accessible. Pour poursuivre leur route, les conducteurs qui empruntent l’E411 en venant du Luxembourg sont eux invités à prendre la sortie 18 bis Courrière, puis à faire la jonction avec l’E411 via la N4 jusqu’à Wierde.
D’autres blocages d’agriculteurs sont toujours en cours. C’est le cas à hauteur du poste frontière de Hensies sur l’E19 dans les deux sens, mais aussi à Marquain sur l’E429 comme sur l’E403. Un autre blocage est en place au niveau de la sortie Tournai – Templeuve de l’E403. C’est également bloqué sur la N98 à Fosses-la-Ville.
« Une équipe va passer la nuit ici »
Étant donné l’adoption de l’accord UE-Mercosur vendredi à Bruxelles, on aurait pu imaginer que les agriculteurs rentreraient chez eux. Mais c’est loin d’être le mot d’ordre à Courrière, où les manifestants comptent bien continuer à montrer tout leur mécontentement.
« Une équipe va passer la nuit ici à et une autre viendra la remplacer demain », a indiqué vers 21h00 Maxime Janssens, vice-président de la FJA. « On ne sait pas encore quand on quittera les lieux et on ne se fixe pas de limite de temps. Ce sont les personnes présentes qui en décideront. » « On a pris un gros coup sur la tête hier avec le vote, mais le Mercosur n’est qu’un problème parmi d’autres. Le nombre d’agriculteurs ne fait que diminuer depuis bien longtemps et il y a de multiples raisons », a-t-il ajouté.
Si elle pointe la diminution des budgets alloués à la PAC ou encore toutes les contraintes que lui impose le monde politique dans son ensemble, la FJA espère aussi encore obtenir des amendements à l’accord UE-Mercosur. Elle évoque notamment des clauses miroirs et des limitations d’importation dans différents secteurs ou encore un plus grand contrôle sur ce qui est importé. « Mais on va d’échec en échec depuis des mois et même des années, donc on a du mal à croire que les choses puissent changer’, a conclu le vice-président de la FJA, pas résigné pour autant.
















