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Aucun véhicule ne circule ce mardi sur le réseau Letec à Charleroi et dans sa région à la suite de la grève en front commun syndical menée durant toute la semaine, communique mardi matin Letec Charleroi. Du côté de Liège-Verviers, les perturbations sont très fortes, tout comme dans le reste du Hainaut et dans le Brabant wallon. Les prévisions pour Letec Luxembourg annonçaient également d’importantes perturbations.
Des actions de grèves sont menées en front commun sur tout le réseau Letec depuis lundi et jusqu’à vendredi. Invité dans le Bel RTL Matin, Karl Di Stefano, Secrétaire permanent de la CSC Services Publics-Transports, est revenu sur les raisons de ces grèves. Pour lui, les syndicats n’ont pas d’autres choix.
« Nous sommes un service essentiel. Certes, cela ennuie les gens, mais quel autre levier nous avons pour montrer notre désaccord ? Aucun. Les mesures envisagées par le gouvernement afin de pouvoir faire 20 millions d’économies d’ici 2029 sont jugées inacceptables », estime Karl Di Stefano.
Parmi les revendications, un recul aux mesures touchant les acquis sociaux, comme la suspension des prépensions ou encore la perte de l’heure de chaleur, une compensation qui permet aux chauffeurs qui conduisent au-dessus de 27,1 degrés de prendre une « heure de chaleur ».
Ces cinq jours de grève ennuient de nombreux usagers, qui se retrouvent pénalisés. Les syndicats le savent… mais l’assument. « On l’assume pleinement. Quels sont les leviers à notre disposition pour pouvoir montrer notre mécontentement ? Aucun, excepté de ne pas travailler, rester en face de nos dépôts et montrer notre mécontentement. Il est logique que chaque personne se sentant flouée montre son mécontentement. Je peux entendre que les clients, eux aussi, ne sont pas contents, mais toujours est-il qu’à une certaine époque, qui n’est pas si lointaine, en 2019, pendant le Covid, il faut quand même se rappeler que les bus ont été considérés comme des professions indispensables. À l’époque, ils étaient bien contents que les chauffeurs roulaient », rappelle le syndicaliste.
Quid de la suite si rien ne bouge ? Allons-nous vers un durcissement du mouvement ? « Je pense que, comme vous pouvez l’entendre, généralement il y a des assemblées et la décision qui sera prise par la masse ouvrière sera respectée ».














