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Les États-Unis quittent (une nouvelle fois) les accords de Paris sur le climat... et les conséquences seront réelles 

Par RTL info avec Pauline Laurent
Les États-Unis quittent l’accord de Paris, mettant à mal la lutte climatique mondiale. Deuxième pollueur mondial, le pays renonce à ses engagements de réduction des émissions, rendant l’objectif des +1,5 ºC encore plus hors de portée.

Les États-Unis quittent officiellement aujourd’hui l’accord de Paris sur le climat ; Donald Trump l’avait annoncé dès sa réélection l’an dernier, mais l’accord de Paris prévoyait un délai d’un an entre la notification de sortie et la sortie effective.

Ce n’est d’ailleurs pas la 1ère fois que les États-Unis rejettent ce traité : il s’agit du second retrait après une première sortie, déjà lancée par le président Trump, à la fin de son mandat en 2020.

Mais Joe Biden avait à nouveau ratifié le traité lors de sa présidence dès 2021. Le retrait avait donc été de courte durée et sans impact notable sur le climat. Cette fois, le retrait est effectif en janvier 2026 et Donald Trump va rester président jusqu’en 2029. Les États-Unis ne seront donc plus soumis aux obligations de cet accord pendant au moins 3 ans.

Les États-Unis qui sont les deuxièmes plus gros émetteurs mondial de gaz à effet de serre derrière la Chine et qui comptent pour environ 11 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, derrière la Chine qui, à elle seule, produit 30 % des émissions mondiales.

Pour donner un ordre d’idée, 11 % équivalent à 5 voire 6 Gigatonnes d’équivalent de Co2 produit chaque année. « Équivalent » de CO2 car les gaz à effet de serre comprennent différents gaz : on convertit tous les gaz en une même unité pour pouvoir les additionner.

Ce retrait a donc de réelles conséquences : le monde risque de se réchauffer encore un peu plus. L’accord de Paris sur le climat prévoit de limiter le réchauffement climatique à 1,5 ºC par rapport aux niveaux préindustriels.

Pour cela, chaque pays s’engage à limiter ses gaz à effets de serre. Les États-Unis avaient promis une réduction de 50 à 60 % de leurs émissions d’ici 2030. Le pays ne va donc finalement rien faire pour réduire ses émissions et les États-Unis risquent même d’augmenter leurs émissions d’environ 3 % selon des experts.

Concrètement, l’objectif de limiter le réchauffement à +1,5 degrés n’est plus envisageable. Les prévisions des experts varient selon leur optimisme : certains affirment que d’ici 2100 on sera à +2,8 degrés, mais le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris annule environ 0,1 ºC d’amélioration dans les projections de réchauffement.

Ce départ a donc d’importantes conséquences, mais en soi-même si les États-Unis respectaient le traité, on aurait, selon les experts, pas réussi à tenir les ambitions de Paris.

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