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« Certains ont un niveau assez catastrophique » : les adolescents manquent d’endurance, quels sont les risques ?

Essoufflement, fatigue, perte d’endurance, mauvaise psychomotricité… Avec le manque de sport, les jeunes ont de moins en moins d’aptitudes physiques, comme le révèlent plusieurs études. En France, le ministère de l’Éducation nationale vient de publier une nouvelle enquête, alertant des risques de développer des maladies cardiovasculaires entre autres. Pour les 11-12 ans par exemple, seul un enfant sur trois atteint une maîtrise satisfaisante en endurance.

Le constat est clair pour la plupart des élèves en plein cours de badminton : leur condition physique n’est pas optimale.

« Vu que je n’ai pas de cardio, je fais un kilomètre, je suis déjà mort. Je vomis », lance un adolescent. « En grandissant, mon cardio, il empire un petit peu », dit une jeune fille. « J’ai toujours un très très bon cardio, mais j’essaie toujours de donner le meilleur de moi-même », lance une autre.

Selon une enquête en 2022, seul un élève sur dix avait une activité physique globale suffisante. L’impact se voit principalement dans les sports d’endurance. « Les disparités sont de plus en plus grandes dans un groupe, lance Tony Decruyenaere, prof d’éducation physique au Collège Notre-Dame de Tournai. On va avoir certains élèves qui vont exceller de par leurs pratiques extérieures, qui vont avoir un niveau d’endurance qui va être excellent, voire très bon. Et d’autres où vraiment le niveau va être assez catastrophique ».

L’usage du téléphone pointé

Ce comportement sédentaire est notamment lié à l’usage du téléphone chez les jeunes. En Fédération Wallonie-Bruxelles, 94 % des garçons dépassent deux heures de temps d’écran par jour, 31 % chez les filles.

« Les écrans, ils sont un peu pour quelque chose. De manière générale, donc ça, ce n’est pas forcément que les jeunes, mais le mode de vie est aussi un peu plus sédentaire. Donc voilà, ça influence aussi le fait que les jeunes ont moins envie de faire du sport », explique Thomas Landrieu, prof d’éducation physique au Collège Notre-Dame de Tournai.

Obésité, perte de capacité physique…

Alors, quels sont les risques ? Les médecins tirent la sonnette d’alarme.

« Le risque c’est de perdre progressivement les capacités d’adaptation et de capacité physique, et de développer finalement secondairement de l’obésité, une insuffisance de performance qui va avoir un impact dans leur vie », détaille Stéphane Moniotte, chef du département pédiatrie aux Cliniques Universitaires Saint-Luc.

Heureusement, tout cela est réversible. Pour une bonne forme, l’Organisation Mondiale de la Santé recommande au moins 60 minutes d’activité physique par jour. Merci.

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