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Comme les automobilistes, les chauffeurs de bus sont soumis à des contrôles d'alcoolémie: comment se passent-ils concrètement?

Y a-t-il des contrôles d'alcoolémie, dans les transports publics comme les trains, les bus et les trams, par exemple ?

Il y a près de deux ans, Roger, au volant de son bus, était surpris, car il est contrôlé par la police. "C’est la surprise, on n’est pas habitué", expliquait-il à l’époque. 

Pourtant, comme les automobilistes, les chauffeurs de bus peuvent être soumis à un contrôle d’alcool. En voiture, la limite autorisée est de 0.5g/L de sang, tandis que pour un conducteur de bus ou de camion, la limite descend à 0.2.

"La loi est très claire : c’est la tolérance zéro. On n’a pas mis 0 tout court pour ne pas avoir de faux-positif lorsqu’on mange un repas avec une sauce au vin par exemple", explique Benoit Godart, porte-parole de VIAS. "Mais 0.2, c’est quasiment équivalent à la tolérance 0".

Heureusement, les cas sont extrêmement rares : en 2022, 0.1% des chauffeurs de bus impliqués dans un accident étaient positifs à l’alcool. Au-delà des opérations policières, le TEC organise régulièrement des contrôles très stricts en interne.

"S’il y a un contrôle positif, c’est évidemment une faute grave et c’est donc la fin de la confiance entre le chauffeur et l’employeur, une fin de confiance qui signe une fin de relation de travail", note Stéphane Thierry, directeur marketing au TEC.

Même sanction à la STIB qui explique que les services de sécurité contrôlent régulièrement les chauffeurs et que des alcotests sont à disposition dans les dépôts pour des auto-contrôles en cas de doute.

De son côté, la SNCB promet de faire de la sécurité sa principale sécurité et qu’elle possède déjà une politique très stricte sur l’alcool.
 

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