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La taxe fédérale sur les billets d’avion a rapporté l’an dernier 50 millions d’euros, a indiqué le ministre des Finances, Jan Jambon, en réponse à une question de la députée Britt Huybrechts (VB). Elle ne semble pas avoir eu d’impact sur le nombre d’embarquements qui a augmenté ces dernières années.
Depuis 2022, une taxe fédérale s’applique sur l’embarquement des passagers d’avions. Le tarif dépend de la distance parcourue. Il s’est accru progressivement d’année en année. La recette est passée de 20,5 millions d’euros en 2022 à 42,3 millions en 2024. L’an dernier, sans tenir compte encore du mois de décembre, elle a atteint 49,8 millions d’euros. Selon les prévisions du Comité de monitoring, elle devrait rapporter 87 millions d’ici la fin de la législature.
Pas de changement de comportement observé
La taxe ne semble pas entraîner de changement de comportement. Pourtant, c’était l’une des motivations initiales de la mise en place du système : rendre les voyages en avion plus chers afin d’inciter les voyageurs à choisir d’autres moyens de transport, moins polluants, comme le train. Le nombre d’embarquements soumis à la taxe n’a cessé d’augmenter ces dernières années. En 2022, il s’agissait de près de 8 millions d’embarquements. En 2024, ces chiffres étaient déjà passés à 15,5 millions. Le nombre d’embarquements n’est pas exactement égal au nombre de passagers, car une personne qui effectue plusieurs vols pour se rendre à une destination doit payer la taxe à chaque voyage.
















