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La grève du TEC prolongée jusqu’au 5 février « n’a pas de sens », dénonce le ministre Desquesnes : il s’explique

par RTL info avec Belga et Frédéric Delfosse
Dialogue de sourds au TEC. D’un côté, les syndicats réclament à la direction de renouer le dialogue. De l’autre, le ministre de tutelle explique que ce sont les syndicats eux-mêmes qui ont quitté la table des négociations. Selon lui, c’est donc à eux à revenir négocier… au lieu de faire une grève qui « n’a pas de sens ».

La grève va se poursuivre la semaine prochaine, au moins jusqu’au 5 février inclus, sur les réseaux TEC Liège-Verviers, TEC Hainaut et TEC Brabant wallon. La décision a été prise vendredi matin lors d’une assemblée du personnel.

« Nous demandons à la direction de se remettre autour de la table, mais c’est le silence radio le plus complet. Plus aucun contact, malgré une visite chez le ministre wallon de tutelle (François Desquesnes, NDLR)», expliquait ce vendredi midi le secrétaire régional de la CGSP, Fabian Quintens. « Nous poursuivrons le mouvement tant que la direction persistera à ne pas vouloir renouer le dialogue », a conclu le responsable syndical.

Une explication que ne comprend pas réellement le ministre wallon de la Mobilité François Desquesnes. « Il y a 15 jours, j’ai rencontré les syndicats et la direction générale du TEC et je leur ai demandé de dialoguer », convient-il. Mais « je ne peux que regretter qu’au milieu de ces dialogues, les syndicats soient partis en grève », ajoute-t-il. Pour lui, comme « ce sont les représentants des travailleurs, les syndicats, qui ont quitté la table de négociation, c’est donc à eux de reprendre l’initiative et quelque part, la grève qu’ils mènent aujourd’hui n’a pas de sens de ce point de vue », estime le ministre.

Les syndicats dénoncent les économies, le gouvernement veut un système d’alerte à la grève

Sur le fond du dossier, le front commun syndical s’oppose aux mesures d’économie demandées par le gouvernement wallon à l’Opérateur de transport de Wallonie (OTW), qui chapeaute le TEC, dans le cadre de la révision du contrat de service public. Les syndicats dénoncent des économies réalisées sur le dos des travailleurs.

Vu la prolongation de la grève, le gouvernement wallon, au travers de François Desquesnes, réclame la mise en place d’un système d’alerte à la grève au sein du TEC. « Ce que le gouvernement wallon demande à la fois à la direction générale du TEC et aux syndicats, c’est de mettre en place un système d’alerte en cas de grève, de pouvoir être prévenu et que celles et ceux qui veulent faire grève fassent grève, mais que celles et ceux des travailleurs du TEC qui souhaitent travailler puissent travailler et offrir un service à l’attention des usagers, des étudiants qui vont à l’école ou encore des personnes qui doivent se rendre sur leur lieu de travail. »

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