Accueil Actu Monde France

(Ex-)employée de Disneyland Paris la journée, actrice X la nuit : Marie attaque le parc français en justice, « ça ne regarde que moi »

par RTL info
Une employée de Disneyland Paris affirme au micro de BFMTV avoir été harcelée sur son lieu de travail, avant d’être licenciée. L’activité complémentaire de la principale intéressée serait à l’origine des tensions. Elle tourne des contenus à caractère pornographique.

Marie, nom d’actrice utilisé dans le cadre de sa seconde activité, travaillait comme agente de sécurité à Disneyland Paris depuis 2018. Trois ans plus tard, avec son mari, elle tourne une vidéo à caractère pornographique diffusée sur une grande plateforme spécialisée. Une initiative qu’elle présente comme la réalisation d’un « fantasme libertin ».

Mais très vite, cette facette de sa vie privée est découverte par ses collègues. S’ensuivent des remarques et des allusions récurrentes, y compris de la part de sa hiérarchie. « Si tu fais ce genre de film, il faut assumer », lui aurait-on lancé sur son lieu de travail. Une situation que Marie dénonce fermement : « Je suis désolée. Ce n’est pas normal. Ce que je fais dans ma vie privée ne regarde que moi », raconte la principale intéressée à nos confrères de BFMTV.

Des faits de harcèlement dénoncés

Après la réouverture du parc en 2021, à la sortie du confinement, la jeune femme remarque un détail troublant : les casiers des employés sont ornés de stickers de bienvenue. Sur le sien, au lieu de son prénom habituel, figure son pseudonyme d’actrice. Un geste qu’elle perçoit comme une nouvelle atteinte à sa vie privée. Marie décide alors de signaler des faits de harcèlement. Une enquête interne est ouverte par Disneyland Paris, mais elle est rapidement classée sans suite. Les tensions avec la direction s’aggravent.

Selon son avocate, Me Manon Bourdot, toujours au micro de BFMTV, sa cliente a relancé une dénonciation des faits en 2025. « Une semaine après, elle a été convoquée à un entretien préalable et licenciée dans la foulée sur des faits qui ne tiennent clairement pas la route », affirme-t-elle. Le motif officiel : l’usage de son téléphone portable pendant ses heures de travail. Marie entend aujourd’hui faire valoir ses droits devant les prud’hommes, en demandant sa réintégration au sein du parc. Sollicité à plusieurs reprises, Disneyland Paris n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus