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Après la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, c’est la Belgique qui annonce l’arrivée de l’un de ses officiers au Groenland. Dès demain, il participera à une mission de reconnaissance internationale supervisée par le Danemark. Un seul et même homme pour représenter notre nation. Est-ce vraiment suffisant ?
« Nous n’envoyons pas un seul militaire pour défendre tout le Groenland. Ce serait complètement ridicule. Ce n’est évidemment pas ce que nous allons faire. Il s’agit simplement d’une procédure standard qui consiste à envoyer d’abord une mission de reconnaissance. Un éclaireur, en fait, qui examine : de quoi avons-nous besoin ? Que pouvons-nous faire ? Pour ensuite envoyer un détachement avec beaucoup plus de troupes », a déclaré Theo Francken, ministre de la Défense.
Les officiers européens examineront de nombreux détails
Quels types d’exercices militaires sont envisageables sur place ? Comment y déployer les troupes de manière optimale ? Pour répondre à ces questions : les officiers européens analyseront une multitude d’éléments.
« Tout ce qui concerne les systèmes de défense existants, les radars, les capteurs, a détaillé Theo Francken, ministre de la Défense. Si nous envoyons des troupes là-bas, comment seront-elles ravitaillées ? Comment le matériel sera-t-il acheminé ? Comment pourront-elles travailler efficacement dans ces conditions climatiques ? Car il fait très froid là-bas, ce genre de choses ».
La Belgique va-t-elle y déployer des forces armées ?
En participant à cette opération, notre pays entend bien démontrer son engagement au sein de l’OTAN et peut-être à terme d’y déployer davantage de forces armées. « C’est l’objectif d’une telle mission de reconnaissance : voir si cela est possible et comment. Nous allons nous en occuper, donc je pense que cela finira par se faire », a encore déclaré Theo Francken. Après cette mission de reconnaissance au Groenland, les membres de l’OTAN se réuniront pour organiser de futures formations et des entraînements militaires.

















