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« Je lui en veux » : cette ministre bruxelloise conteste le choix de Georges-Louis Bouchez

par RTL info
La ministre bruxelloise Elke Van den Brandt a remis en cause le choix d’un ministre-président qui ne parle pas suffisamment bien le néerlandais pour diriger Bruxelles. Au micro de HLN, l’écologiste a affirmé en vouloir à Georges-Louis Bouchez, qui a nommé Boris Dilliès. Elle estime et espère que le libéral corrigera rapidement le tir.

La polémique autour des compétences linguistiques du nouveau ministre-président bruxellois, Boris Dilliès, ne faiblit pas. Dans un podcast de Het Laatste Nieuws, la ministre Elke Van den Brandt a clairement mis en cause le président du MR, Georges-Louis Bouchez.

Il avait été demandé en amont à ce dernier de tenir compte des aptitudes linguistiques lors de la composition du gouvernement bruxellois. Or, Boris Dilliès a lui-même reconnu ne pas parler suffisamment bien le néerlandais, tout en promettant d’améliorer son niveau.

« J’en veux à Bouchez »

« J’en veux à Bouchez d’avoir choisi un Premier ministre bruxellois non-bilingue. Bruxelles est une ville bilingue. Les néerlandophones rencontrent souvent des problèmes dans les hôpitaux ou les administrations communales. Le fait que le néerlandais ne soit pas reconnu comme une exigence absolue pour un ministre-président est donc quelque chose qui nous dérange », a déclaré Elke Van den Brandt.

La ministre écologiste flamande souligne toutefois que la question linguistique n’a pas bloqué les discussions lors de la formation du gouvernement. « La plus grande partie des négociations a eu lieu en français. Il y a eu des moments où on basculait vers le néerlandais, mais dans chaque délégation, il y avait suffisamment de personnes qui maîtrisent la langue, de sorte qu’on me comprenne. (…) Les conflits idéologiques ont été plus grands que la barrière de la langue », a-t-elle précisé.

Et Georges-Louis Bouchez ?

Elke Van den Brandt s’est également interrogée sur les compétences linguistiques de Georges-Louis Bouchez lui-même. « Bouchez comprend-il le néerlandais ? Je ne sais pas. Je ne l’ai jamais entendu prononcer une seule phrase complète en néerlandais », a-t-elle lancé.

Elle dit néanmoins vouloir laisser sa chance au nouveau ministre-président. « J’espère que M. Dilliès prendra cet engagement plus au sérieux (NDLR : apprendre la langue). Je pars du principe qu’il va se plonger dans l’apprentissage à un rythme soutenu. C’est un homme intelligent, je pense qu’il maîtrisera rapidement le néerlandais. »

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