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« Personne n’y croyait » : Walibi a failli ne jamais voir le jour… avant d’être sauvé par des forains

par RTL info
D’un simple étang à l’un des parcs d’attractions les plus connus d’Europe, Walibi célèbre aujourd’hui 51 ans d’existence. Mais derrière cette success story belge se cache un pari audacieux, des débuts fragiles et une série d’innovations qui ont changé le visage des parcs de loisirs.

Roller coasters vertigineux, machines à sensations et attractions spectaculaires : à Wavre, les amateurs de frissons trouvent leur bonheur depuis plus d’un demi-siècle. Du Kondaa au Mecalodon en passant par la Turbine, les montagnes russes du parc sont devenues des références. Pourtant, rien ne prédestinait Walibi à un tel destin.

Un pari né d’un simple étang

Au début des années 70, Eddy Meeùs rentre du Congo. L’homme d’affaires cherche alors un nouveau projet professionnel. Son idée de départ n’a rien à voir avec les montagnes russes. Il souhaite développer et commercialiser un système de ski nautique par câble. Pour convaincre ses futurs clients, il décide de montrer l’exemple.

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Walibi

« Il s’est dit qu’il lui fallait la meilleure manière de vendre le matériel, c’est d’en monter un moi même. Il voit un étang à vendre dans la région ici et deux jours après il avait acheté son étang », raconte Dominique Fallon, ancien administrateur du groupe.

Les étangs de Limal deviennent alors un lieu de démonstration. Pour occuper les familles venues assister aux démonstrations, quelques manèges sont installés. Le projet d’un parc de loisirs commence à prendre forme.

Un projet jugé trop audacieux pour les banques

À l’époque, le secteur des parcs d’attractions est encore balbutiant en Belgique. Les banques refusent de suivre.

« On a acheté quelques petites attractions, mais pas grand chose. On a surtout loué des attractions à des forains. Pendant trois ans, toute l’expansion du parc s’est fait uniquement grâce aux forains, parce que les banques refusaient de prêter de l’argent. À l’époque, le secteur des parcs d’attractions était trop nouveau, personne n’y croyait. »

Walibi aurait donc pu s’arrêter là. Faute de financements, le projet tient grâce à l’audace de son fondateur et à ces partenariats avec des forains. Mais c’est une autre idée qui va véritablement changer la donne.

Plutôt que de faire payer chaque attraction séparément, Eddy Meeùs fait un choix audacieux : instaurer un prix d’entrée unique donnant accès à l’ensemble des manèges. Jean-Christophe Parent, directeur général de Walibi Belgium, explique : « C’était tout à fait innovant et ça a été quelque part la marque de fabrique d’Eddy Meeus tout au long de sa carrière. »

Une révolution commerciale qui séduit rapidement le public et pose les bases du modèle économique du parc.

Une mascotte imaginée en famille

Si le parc est aujourd’hui une véritable institution, peu de visiteurs connaissent l’origine de son nom, choisit par le fondateur lui-même. « Walibi vient de la contraction des communes de Wavre, Limal et Bierges, c’est-à-dire des trois communes sur lesquelles le parc est situé aujourd’hui », précise Jean-Christophe Parent.

Restait à lui donner un visage, un symbole capable d’incarner le projet et de marquer les esprits.

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Instagram : walibibelgium

C’est autour d’un dîner familial que l’inspiration surgit. « Lors d’un repas, la famille échange autour du nom Walibi. L’un des fils lance alors : ‘Walibi, Walabi… pourquoi ne pas en faire un kangourou ?’ »

Le symbole est trouvé. Le kangourou devient l’ambassadeur d’une marque appelée à dépasser les frontières belges.

Une success story qui franchit les frontières

Au milieu des années 90, le groupe collectionne jusqu’à neuf parcs en Europe. En un peu plus de vingt ans, le rêve d’un homme s’est transformé en véritable empire du loisir.

Aujourd’hui encore, Walibi continue d’investir dans des attractions toujours plus ambitieuses. Si les machines à sensations impressionnent par leur vitesse et leur hauteur, la sécurité reste une priorité absolue. Chaque installation fait l’objet de contrôles stricts et d’un travail minutieux en amont.

Plus de cinquante ans après l’achat d’un simple étang, le pari un peu fou d’Eddy Meeùs s’est imposé comme l’une des plus belles réussites entrepreneuriales belges.

Vous voulez en savoir plus sur les coulisses du parc et les secrets de sa réussite ? Le magazine Tout s’explique y consacre son émission cette semaine, à découvrir ce jeudi 19 février à 19h50 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play.

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