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Une route, ça fait du bruit, surtout par temps de pluie. Depuis trois mois, les panneaux sont remplacés un à un. Une tâche lourde avec huit tonnes par élément, des structures de quatre mètres de haut en béton absorbant.
« Les panneaux qui étaient présents avant sont en acier galvanisé et datés des années 70, 80, explique Sébastien Marcocci, responsable de la cellule bruit SPW Mobilité. Là, on passe sur un écran antibruit dans les standards actuels, en béton. Le niveau va être réduit atteint aux alentours de 8 à 10 décibels, ce qui est considérable. Pour donner un ordre de grandeur, réduire de trois décibels. C’est comme si on diminuait le trafic par deux. »
Un bon point pour la qualité de vie des riverains de l’autoroute. Les surfaces des panneaux vont passer de 3700 à 5700 mètres carrés. Un chantier qui s’inscrit dans un grand plan antibruit 40 millions d’euros d’ici 2027 dans tout le réseau wallon.
« L’Europe fixe des règles pour lutter contre le bruit et tous les axes qui connaissent plus de 3 millions de véhicules par an doivent être cartographiés, indique François Desquesnes, ministre wallon en charge de la mobilité. Là où il y a le plus de bruit, on doit apporter des solutions structurelles, notamment des murs antibruit. »
Des travaux de nuit pour limiter l’impact sur le trafic. Cette visite est aussi une façon de répondre aux critiques. Il n’y a pas que des chantiers en journée.
« On ne le sait pas toujours mais on travaille toutes les nuits un peu partout en Wallonie, raconte Héloïse Winandy, porte-parole de la SOFICO. Que ce soit pour mener des chantiers d’entretien qui sont des chantiers pour lesquels on ne peut tout simplement pas, parfois, en journée, retirer une bande de circulation ou pour mener des grands chantiers de réhabilitation comme celui-ci. Dès que cela s’avère possible et pertinent, nous travaillons de nuit. »
Le chantier antibruit près de Nimy est prévu jusqu’à la fin 2025.


















