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Un métier essentiel, mais de moins en moins plébiscité: immersion au sein du service de gériatrie aigüe de l'hôpital Saint-Michel

Alors que la population belge vieillit de plus en plus, les hôpitaux peinent à recruter du personnel spécialisé. Nous vous emmenons au cœur du service de gériatrie aiguë des Cliniques de l'Europe - site Saint-Michel, où les patients âgés et très malades sont pris en charge. Pour les soigner au mieux, il faut mobiliser les équipes les plus qualifiées, issues de toutes les disciplines médicales.

Dans cette unité de soins, le service de gériatrie aiguë de l'hôpital Saint-Michel à Etterbeek accueille les patients âgés les plus fragiles.

Pour accompagner ces personnes aux besoins spécifiques, le personnel soignant, dont fait partie Anaëlle, s'implique pleinement. Anaëlle est stagiaire dans cette unité de soins, où elle apprend le métier d'infirmière. Très attentive, elle décrit chacun de ses gestes avec précision afin de rassurer les patients dont elle s'occupe. "Ce sont des journées très chargées car les personnes âgées souffrent de plusieurs pathologies et ont beaucoup de médicaments. C'est cela qui prend le plus de temps le matin, adapter le traitement en fonction des paramètres. C'est une prise en charge vraiment spécifique", explique-t-elle.

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Tout ce que je vois, c'est positif.

Ici, 60 patients âgés sont pris en charge. Lydiane, une patiente, souffre d'un cancer de l'intestin. Mais c'est une mauvaise chute qui l'a amenée ici. Comme la plupart des patients, elle y restera une quinzaine de jours. "Cela se passe très bien ici, tout le monde est agréable. Tout ce que je vois, c'est positif", confie-t-elle.

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Rester positif face aux patients les plus atteints est le défi que les gériatres doivent relever chaque jour. Ils sont les premiers repères des patients, une présence qui les rassure. "C'est une étape de la vie, le chemin vers la fin de vie. On est souvent confronté à des patients en phase terminale. L'ouverture, la disponibilité, l'écoute... ce sont les choses les plus importantes", explique Dr. Lucian Constantin, gériatre.

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De moins en moins de volontaires

Un métier essentiel, mais qui suscite de moins en moins de vocations. Dans les services de gériatrie, les médecins manquent ainsi que les infirmières spécialisées.

Outre dispenser des soins, les infirmières doivent aussi faire preuve de psychologie, face à des patients qui perdent la notion du temps. Par exemple, la patiente d'Anaëlle, qui a oublié qu'elle venait de prendre son petit-déjeuner. "Le service de gériatrie est le seul où l'on peut justement développer ce type de relation avec le patient. En-tout-cas, j'essaie d'être présente pour eux, d'expliquer ce que je fais... Ce stage m'a fait changer de vision de la gériatrie", confie l'infirmière en stage.

Il faut un maximum de travail en équipe.

Alors que les patients font la sieste, tout le service se réunit : médecins, kinésithérapeutes, diététiciennes et orthophonistes... Il faut une diversité de profils pour adapter au mieux le traitement des patients âgés. "Cela part un peu dans tous les sens. On n'a jamais qu'une seule pathologie, donc il faut un maximum de travail en équipe", ajoute Dr. Marc Léonard, gériatre.

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Les personnes âgées plus en forme sont prises en charge à l'hôpital de jour. Par exemple, Catherine, qui manque de stabilité. "Cela m'est arrivé d'un coup, il y a un an. Tout s'est écroulé. Là, j'ai des difficultés à accepter... Donc je prends un petit remontant".

Grâce à tous ces spécialistes, les patients soignés dans cette unité espèrent remonter la pente.

En 2070, un Belge sur quatre aura plus de 67 ans.

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Commentaires

1 commentaire

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  • Un métier essentiel comme en oncologie. La seule chose dont vous ne parlez pas .....quel est le salaire ?? Si l'on veut du personnel qualifié il faut suivre financièrement. Payer les gens avec des peanuts et vous n'aurez personne. Le personnel infirmier est payé 3 à 4 X plus qu'en Belgique....Cherchez l'erreur !!!

    Claude Havelange
     Répondre