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Un Wallon sur cinq ne connaît pas ces règles de conduite… qu’il a pourtant signées

par RTL info
Un Wallon sur cinq ignore qu’il existe des normes médicales pour pouvoir conduire, rappelle Belinda Demattia, porte-parole de l’AWSR. Pourtant, chacun les accepte noir sur blanc en signant une déclaration sur l’honneur au moment de demander son permis.

« Un Wallon sur cinq ne connaît pas ces règles », déplore Belinda Demattia, Invitée du RTL info 13h. Pourtant, chaque conducteur en prend connaissance au moment où il demande son permis de conduire papiers. Elle rappelle qu’à ce moment-là, « on signe une déclaration sur l’honneur dans laquelle on reconnaît avoir pris connaissance de ces normes et ne pas souffrir d’un problème de santé incompatible avec la conduite ».

Pour la porte-parole de l’AWSR, cette déclaration est claire : « ça porte sur les capacités visuelles, l’aptitude physique, par exemple le fait d’avoir l’usage normal de ses membres, l’aptitude psychique, c’est-à-dire ne pas souffrir de démence, de troubles du comportement ».

Une santé qui évolue…

Belinda Demattia insiste sur le fait que « l’état de santé évolue avec l’âge et au fil de notre carrière de conducteur » : en signant la déclaration, « on s’engage aussi à prendre les mesures nécessaires si jamais l’état de santé venait à évoluer ». La responsabilité du conducteur est engagée, mais « ce n’est pas le conducteur qui va lui-même s’autoévaluer ». « Le réflexe est vraiment d’aller chez un médecin », qui pourra « détecter s’il y a un souci ou pas » et, le cas échéant, « délivrer une attestation » s’il connaît bien la situation médicale de son patient.

Le DAC, passage obligé en cas de doute médical

Si le médecin traitant ne peut pas se prononcer avec certitude, « il renvoie le patient vers un centre d’évaluation agréé pour une évaluation plus approfondie ». En Wallonie, c’est le DAC, le Département d’aptitude à la conduite, rappelle la porte-parole, où 2300 personnes viennent chaque année évaluer leur aptitude à conduire.

Elles passent différents bilans médicaux en fonction de leur situation et un test pratique sur la route afin de voir si le problème de santé se répercute sur la conduite. Le DAC est compétent pour les conducteurs qui, à cause d’une maladie, d’une affection ou d’un accident, présentent une diminution fonctionnelle susceptible de compromettre une conduite en sécurité.

Pas de limite d’âge, mais des rappels réguliers

L’aptitude à conduire ne se résume pas à l’âge. « Il n’y a pas d’âge limite pour conduire », souligne Belinda Demattia, même si « beaucoup de capacités peuvent décliner avec l’âge », à des rythmes différents selon les personnes. Les seniors ne sont d’ailleurs pas les seuls profils examinés au DAC, ils représentent plus ou moins la moitié des candidats chaque année.

Il n’existe pas en Belgique d’obligation de repasser un test à partir d’un certain âge, même si des discussions ont eu lieu au niveau européen et que certains pays l’imposent, rappelle-t-elle. En revanche, avec les nouveaux permis sous forme de carte magnétique, la validité est limitée dans le temps, et « lors de chaque renouvellement, on doit de nouveau compléter cette déclaration sur l’honneur, généralement en ligne, et donc répondre à des questions par rapport à notre aptitude à conduire ».

Si vous hésitez, un réflexe : le médecin

Alors, que faire si l’on se demande encore si l’on est vraiment apte à conduire ? Belinda Demattia tranche : « C’est vraiment le médecin le premier maillon de la chaîne d’évaluation ». C’est lui qui « va pouvoir renseigner le patient et déterminer s’il y a lieu de faire une évaluation de l’aptitude à conduire ou pas ». En pratique, les médecins agréés peuvent délivrer une attestation d’aptitude à la conduite sur base d’un examen médical, selon les critères fixés par la réglementation. En cas de doute plus sérieux, le relais est pris par le DAC.

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