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Une plaque d'immatriculation "7 Octobre" provoque l'indignation: "Au début, je n'y croyais pas"

Une voiture immatriculée "7 OKTOBR", en référence à la date de l’attaque du Hamas contre Israël, a circulé à Bruxelles. Une affaire qui suscite l’indignation, notamment du président du MR, Georges-Louis Bouchez.

Une voiture immatriculée avec la mention "7 OKTOBR" a été repérée dans les rues de Bruxelles. Cette combinaison fait écho à l’attaque terroriste du 7 octobre 2023 menée par le Hamas contre Israël, qui a coûté la vie à plus de 1.200 personnes côté israélien. L’affaire, révélée par Het Laatste Nieuws, a immédiatement provoqué des réactions outrées.

Georges-Louis Bouchez, président du Mouvement Réformateur (MR), s’est dit stupéfait : "Au début, je n’y croyais pas... Nous demandons que cette plaque soit immédiatement retirée et que son propriétaire soit poursuivi". Selon lui, cet incident prouve un sérieux dysfonctionnement : "Cela prouve clairement que le mécanisme de contrôle ne fonctionne pas".

Gabriel Goffoy, directeur de la communication de la Febiac (fédération belge de l'automobile) était l'invité d'Antonio S

D’après La Dernière Heure, la plaque aurait été signalée dès la fin avril à la police de la zone Bruxelles-Ouest. Bien que les autorités n’aient pas confirmé officiellement sa délivrance, elle a été retirée en fin de semaine dernière, selon les informations recueillies.

Le Service Public Fédéral Mobilité, via son porte-parole Thomas De Spiegelaere, n’a pas voulu confirmer si la plaque avait bien été délivrée par la DIV (Direction de l’Immatriculation des Véhicules). Il précise : "Nous ne communiquons jamais de détails sur des cas individuels... il est possible qu’il n’y ait pas eu d’intention malveillante". Une référence personnelle, comme un anniversaire, ne peut pas être exclue.

Les règles encadrant les plaques personnalisées interdisent explicitement toute référence offensive, xénophobe, terroriste ou politique. Chaque demande est vérifiée par des fonctionnaires et comparée à une liste noire. Pourtant, comme l’admet Thomas De Spiegelaere : "Il est toujours possible que quelque chose passe entre les mailles du filet, mais cela reste très rare".

 

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