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Une enquête de l'Agence wallonne pour une Vie de Qualité (AViQ) a permis d'identifier un agent administratif travaillant au centre de vaccination de Tubize soupçonné d'avoir réalisé une centaine de faux encodages aux carnets de vaccination. L'AViQ a découvert des informations illogique, comme des germanophones dont la vaccination était encodée à Tubize, ainsi que plus de vaccinations encodées que de personnes rentrées dans le centre. La personne serait actuellement introuvable et les encodages illicites en cours de suppression.
Tous les bénéficiaires des faux QR Codes seront poursuivis
Deux médecins généralistes du Brabant wallon font l'objet d'une plainte avec constitution de partie civile pour une cinquantaine de fausses vaccinations. L'AViQ leur a retiré l'accès au logiciel d'encodage et leur a interdit de retirer des doses de vaccin en pharmacie tandis que les faux CST sont en cours de désactivation. Toutes les personnes qui ont acheté ces faux CST font aussi l'objet d'une plainte. Leurs QR Codes ont été désactivés.
Le parquet du Brabant wallon confirme que plusieurs plaintes ont été déposées par l'AViQ et qu'un juge d'instruction a été saisi. Des enquêtes sont en cours.
Vacciné plusieurs fois à Charleroi
Une personne de la région de Charleroi a été interpellée par la police dimanche dans un centre de vaccination alors qu'elle s'apprêtait à recevoir une neuvième dose de vaccin. L'homme a été repéré par le personnel du centre auquel il s'était déjà rendu à 8 reprises. "Ils l'ont repéré, ils ont refusé de le vacciner, et cette personne s'est inscrite dans un autre centre mais on avait repéré l'identité et donc il a pu être repéré dans un autre centre. La police a été prévenue et la police a fait son travail et a été arrêtée. Il venait avec des cartes d'identité différentes pour le compte d'autres personnes qui ont pu recevoir un certificat qui sera bien évidemment invalidé et les données pourront être supprimées". L'homme a été présenté à la justice. Les bénéficiaires sont aussi inquiétés.
De lourdes peines encourues
En novembre, un médecin suspecté d'avoir fourni 2.000 faux certificats de vaccination avait été arrêté. Selon le procureur du Roi de Charleroi, il encourt 5 à 10 ans de prison et les patients risquent également des poursuites. "Ils ont aussi usé d'un faux puisqu'ils ont obtenu grâce à ce système un faux CST et à partir de là ils en ont fait usage", avait-il précisé le procureur du Roi.



















