Partager:
La représentation des Nations unies à Port-au-Prince "s'inquiète particulièrement du recrutement de mineurs au sein des gangs, une des six violations graves du droit de l'enfant", a-t-elle indiqué sur Twitter.
Depuis plusieurs décennies, les bandes armées sévissent dans les quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince mais elles ont drastiquement accru leur emprise à travers la ville et le pays ces dernières années, multipliant assassinats et enlèvements crapuleux.
Une vidéo d'un enfant armé circule sur les réseaux sociaux
La semaine dernière, une vidéo, qui a largement circulé sur les réseaux sociaux en Haïti, montre un enfant d'une dizaine d'années, son visage masqué, qui exhibait une arme automatique de gros calibre. Dans ce clip, tourné à Martissant, un quartier pauvre de l'ouest de Port-au-Prince totalement contrôlé par des gangs depuis juin dernier, le garçon explique être en guerre avec le chef d'une bande armée rivale à la sienne.
Au moins 39 personnes auraient été tuées, 68 blessées et 8 portées disparues
L'ONU a dénoncé cet enrôlement d'enfants dans la criminalité organisée alors que les affrontements entre gangs paralysent désormais aussi la banlieue nord et est de la capitale haïtienne. Le bureau des Nations Unies en Haïti a ainsi "condamné la violence des gangs armés depuis le 24 avril qui affecte les communes du nord et nord-est de Port-au-Prince, tuant des dizaines d'Haïtiens et blessant et déplaçant des milliers d'autres".
La protection civile haïtienne a notamment estimé mercredi "qu'entre le 24 avril et le 2 mai, au moins 39 personnes auraient été tuées, 68 blessées et 8 portées disparues" dans cette zone qu'au moins 9.000 personnes ont été contraintes de fuir précipitamment en raison des violences.



















