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Le Groenland a été visité dès 982 par le Viking « Erik Le rouge », qui y a établi une colonie. Il est ensuite devenu officiellement un territoire danois en 1721. C’est seulement depuis 2009 que la plus grande île du monde d’une taille de 2,1 millions de kilomètres carrés pour seulement 57.000 habitants bénéficie d’une large autonomie, avec son propre gouvernement, pourtant, ce n’est pas un territoire indépendant.
En Europe, le Groenland est un P.T.O.M. (pays et territoire d’outre-mer.) Son statut est comparable aux Antilles néerlandaises. Ce n’est pas une R.U.P. (région ultra périphérique), comme les Canaries ou la Martinique qui font partie intégrante de l’Europe. La nuance est importante, le Groenland est un territoire danois associé à l’Europe, mais ce n’est pas l’Europe, ce qui laisse une marge de manœuvre à Donald Trump. Certes, il ne va pas occuper militairement le Groenland, puisque les États-Unis y disposent déjà d’une importante base aérienne à Qaanaaq, de son ancien nom : Thulé.
L’idée de Trump serait plutôt de négocier avec le Danemark un transfert de tutelle. D’ailleurs, le parti indépendantiste groenlandais n’est pas opposé à cette solution, qui pourrait prendre la forme d’un accord de défense et de coopération avec les États-Unis au cas où le Danemark se retirerait. Mais pour l’instant, le parti indépendantiste n’est pas majoritaire, et le premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a répété que son pays n’était pas à vendre.
Pourquoi Trump veut le Groenland ?
C’est pour deux raisons. La première est stratégique, il considère que l’île fait partie du continent américain, et il veut y contrôler le trafic maritime et notamment le trajet vers le Pacifique par le Nord. Un passage très convoité par les Russes qui sont eux aussi voisins du Groenland.
Ensuite, il veut s’approprier les importantes richesses minières que recèle le territoire et qui ne sont pas encore exploitées. Une guerre entre les États-Unis et l’Europe est impossible et inconcevable, mais Donald Trump peut tout simplement tordre le bras de l’Europe, jusqu’à ce qu’elle lui cède le Groenland. Il reste un businessman, il va donc mêler menace et séduction. Si l’Europe et le Danemark décident de lui donner le Groenland, il continuera probablement à soutenir l’OTAN.















