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Une piqûre au doigt pourrait, à l’avenir, permettre de dépister la maladie d’Alzheimer bien avant l’apparition des symptômes cliniques, ressort-il d’une étude menée par le consortium européen Predictom, auquel ont pris part l’hôpital universitaire UZ Brussel et la Vrije Universiteit Brussel (VUB), publiée mercredi. Cette approche pourrait constituer une alternative plus accessible et moins contraignante aux méthodes utilisées aujourd’hui.
« L’étude examine si des biomarqueurs tels que la p-Tau217 peuvent être mesurés de manière fiable » sur la base d’une piqûre au doigt, a expliqué l’UZ Brussel dans un communiqué. « La p-Tau217 est une protéine dont on sait que le taux augmente lors du développement de la maladie d’Alzheimer. »
Selon les scientifiques, les premiers résultats de cette étude sont prometteurs lorsqu’on les compare aux méthodes diagnostiques internationales de référence actuellement en usage. Aujourd’hui, le diagnostic de la maladie d’Alzheimer repose souvent sur des examens invasifs et spécialisés, tels que l’analyse du liquide céphalorachidien, l’imagerie médicale et des tests cognitifs approfondis. Ces procédures sont non seulement contraignantes pour la patientèle, mais elles limitent également la mise en œuvre à grande échelle d’un dépistage précoce.
Les nouveaux tests sanguins apportent déjà une réponse partielle à ces limites, mais ce test sanguin par piqûre au doigt constitue une avancée supplémentaire. Bien que ce dernier ne soit pas encore prêt pour une application dans la pratique clinique quotidienne, « les résultats préliminaires indiquent un potentiel clair ».
L’étude en cours se poursuivra jusqu’en 2027. À l’avenir, cette méthode pourrait non seulement contribuer à un dépistage plus précoce, mais aussi favoriser une participation plus large et plus inclusive aux recherches cliniques sur les maladies neurodégénératives.


















