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À la suite du drame survenu dans un bar dans la nuit du Nouvel An, les Communes de Crans-Montana, en collaboration avec le CMS de Sierre, mettent en place un dispositif de soutien psychologique à l’intention des personnes affectées par cet événement.
Les consultations ont lieu à Crans-Montana, dès ce vendredi 2 janvier, de 16 h à 19 h, puis de 10 h à 18 h à partir du samedi 3 janvier 2026. Les jeunes survivants ont été marqués par la tournure catastrophique qu’a prise leur soirée de Nouvel an. Il leur faudra donc un suivi psychologique pour les aider à se reconstruire.
En effet, parmi les survivants, il y a ceux qui ont tout vu. Ils gardent en tête des images d’horreur et de chaos. Les symptômes les plus récurrents incluent des troubles du sommeil, des images intrusives et de l’hypervigilance.
Certains d’entre eux seront affectés par ces troubles tandis que d’autres souffriront du « syndrome du survivant ». « C’est de la culpabilité, se demander pourquoi moi j’ai survécu, comment, et pas un autre. Le syndrome du survivant est d’autant plus important et probable si on connaissait des victimes », prévient Adélaïde Blavier, professeure en psychologie à l’université de Liège.
Les psychologues doivent échanger avec le patient pour tenter de retrouver du sens, comme le préconise Jean-Marc Hougardy, psychologue au centre des brûlés du CHU de Liège : « L’objectif va être d’avoir leur ressenti, voir leurs rôles, s’ils ont pu aider etc. Ce sont des choses qui vont pouvoir leur permettre de reprendre une part active dans quelque chose qu’ils ont dû subir ».
Après un événement aussi marquant, la reconstruction des patients peut prendre des semaines, voire des mois.
















