Partager:
"La Vivaldi ne fait pas mieux que la Suédoise" en matière de pouvoir d'achat, affirme le PTB dans un communiqué publié vendredi.
Pour aboutir à cette conclusion, les communistes ont calculé l'évolution des salaires depuis 2014 et divisé celle-ci en deux périodes : du 4e trimestre 2014 au 4e trimestre 2020 (coalition Suédoise), puis du 4e trimestre 2020 au 3e trimestre 2023 (coalition Vivaldi).
Si on compare la période d'activité de la Suédoise (y compris la période de gouvernement minoritaire et d'affaire courante) avec la période d'activité de la Vivaldi, on constate que la perte cumulée de salaire réel est plus importante pendant la période Vivaldi (-2,62 %) que pendant la période Suédoise (-1,55 %), selon les calculs du PTB.
Pour le parti, il y a donc eu une perte de salaire réel, malgré le maintien de l'indexation automatique des salaires par la Vivaldi.
Cela s'explique par "la politique de blocage salarial particulièrement forte sous la Vivaldi", autrement dit par le maintien de la loi de 1996 sur la compétitivité. Le gouvernement a suivi l'avis du Conseil Central de l'Économie qui a établi la marge salariale (la possibilité de négociation) à 0,4% pour la période 2021-2022 et à 0% pour 2023-2024. "Ceci montre que la préservation du salaire réel ne peut se faire qu'en combinant indexation automatique des salaires et augmentation des salaires (hors index). Si on touche à l'un ou à l'autre, le salaire réel est directement impacté", estime le PTB.
Les communistes pointent aussi "le fait que l'indexation n'est pas calculée sur base de l'indice des prix à la consommation mais bien de l'indice-santé dont certains produits tels que les carburants sont exclus" ; "le décalage dans le temps entre l'augmentation des prix et l'indexation effective des salaires" et, enfin, "le saut d'index sous la Suédoise".



















