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Donald Trump est confiant : il affirme le déploiement d’une force internationale dit de stabilisation est proche. « Ça va arriver très bientôt et ça se passe très bien à Gaza. Et on n’a pas trop entendu parler de problèmes. Et je vais vous dire, il y a des pays qui se sont portés volontaires. S’il y a un problème avec le Hamas par exemple ou un problème avec quoi que ce soit, ils se sont portés volontaires pour intervenir », lance le président américain, qui se réfère à une réunion clé qui a eu lieu à l’ONU jeudi.
Autour de la table se trouvaient plusieurs partenaires régionaux dont l’Égypte, le Qatar et la Turquie.
« Il serait plutôt la question d’un ordre de grandeur de 20 000 hommes environ, explique Didier Leroy, chercheur à l’Institut royal supérieur de la Défense. Ce qui quelque part fait penser à la magnitude des forces vives du Hamas, pour un petit peu faire office de contrepoids quelque part, en termes de gestion de la sécurité au quotidien de la bande de Gaza. Et les pays qui constitueraient cette force seraient essentiellement des états moyen-orientaux ».
Depuis la signature de l’accord de paix, l’implantation de cette force de stabilisation internationale suscite beaucoup d’interrogations. Son mandat sous l’égide de l’ONU reste à clarifier.
« Le mandat permettra-t-il de forcer quelque part le désarmement du Hamas à un instant où le mouvement palestinien a bien fait comprendre qu’il n’était pas du tout d’accord pour désarmer, puisqu’il considère que le port de ces armes est légitime aux yeux du droit international », ajoute Didier Leroy.
Du côté israélien aussi, les réticences sont fortes. Jusqu’où l’état-major de l’armée acceptera la présence de soldats internationaux au cœur de ses opérations militaires ? Tout cela doit être discuté au Conseil de sécurité la semaine prochaine.


















