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Le parti d’extrême droite du Néerlandais Geert Wilders est en crise avec le départ annoncé mardi de sept de ses députés, mécontents de la ligne politique et du comportement de leur leader. Les sept députés vont former un nouveau groupe parlementaire, ont-ils indiqué dans un communiqué commun.
Ils reprochent notamment à M. Wilders la défaite aux dernières élections législatives en octobre, lorsque le PVV est passé de 37 à 26 sièges, sur les 150 que compte le parlement néerlandais. « C’est un jour sombre pour le PVV », a déclaré sur X M. Wilders, qui s’est dit surpris devant les journalistes par le départ de ses députés.
Le PVV a déjà connu des départs, « mais jamais sept d’un coup. C’est donc un coup dur », a-t-il confié, cité par l’agence de presse ANP. Les députés du PVV se montrent extrêmement critiques à l’égard du dirigeant politique, une situation inédite au sein du parti.
Ils lui reprochent notamment d’avoir « perdu tout intérêt pour les élections » au cours de la campagne. Moins présent sur la scène médiatique, notamment pour des raisons de sécurité, M. Wilders avait annulé plusieurs interviews et débats. Ils estiment que le parti n’a pas obtenu suffisamment de résultats pour les électeurs et critiquent le fait que M. Wilders soit le seul membre du parti.
Depuis vingt ans, M. Wilders règne en maître absolu sur son mouvement politique. Selon les députés, cela met en péril l’existence même du parti. Le nouveau groupe parlementaire sera mené par Gidi Markuszower, 48 ans, pourtant un proche collaborateur de longue date de M. Wilders. « Nous avons essayé d’ouvrir le dialogue, mais cela s’est avéré impossible », a-t-il déclaré, cité par la chaîne publique NOS.















