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« 705 familles vont basculer dans l’incertitude » : des centaines d’emplois supprimés dans le groupe Colruyt, le distributeur belge quitte la France

Par RTL info avec AFP
Colruyt va supprimer plus de 700 emplois en France, dont près de 600 dans la région de Dole, après la cession imminente de la quasi-totalité de ses magasins à plusieurs enseignes concurrentes.

Le distributeur belge Colruyt va supprimer plus de 700 emplois en France, dont environ 600 dans la région de Dole (Jura), dans le cadre de la cession imminente de 100 de ses 105 magasins français à quatre autres enseignes de supermarchés.

Si cette cession permet d’offrir une « poursuite d’activité à 2.080 salariés », en revanche « les sites logistiques, dont le siège de Rochefort-sur-Nenon », près de Dole, « n’ont pas trouvé de repreneur à ce stade », a indiqué un porte-parole de l’entreprise. « Cette situation conduit malheureusement à la suppression de 704 emplois », a-t-il ajouté.

Les syndicats UNSA et CGT évoquent, eux, le chiffre de 705 suppressions d’emplois. Ce sont « 705 familles qui vont basculer dans l’incertitude, la précarité et l’angoisse du lendemain », ont-ils souligné dans un communiqué, regrettant que, « une fois de plus », les salariés « paient les conséquences de décisions financières et stratégiques pour satisfaire les actionnaires ».

Les contrats de travail concernés prendront fin au plus tard courant mars, a précisé à l’AFP Julie Bouchot, déléguée syndicale UNSA et élue du CSE.

Selon les syndicats, 608 emplois vont être supprimés dans la région de Dole et 44 à Gondreville (Meurthe-et-Moselle), c’est-à-dire au siège de Colruyt France, ainsi que dans les services logistiques et de support technique. Ces métiers « ne trouvent pas d’équivalent direct chez les repreneurs qui disposent déjà de ces effectifs », a précisé la direction.

En outre, 53 emplois seront supprimés dans les cinq magasins non repris, à Carling et Faulquemont (Moselle), Sens (Yonne), Masevaux (Haut-Rhin) et Montchanin (Saône-et-Loire), selon les syndicats.

En avril dernier, Colruyt Retail France évoquait des « conditions difficiles sur le marché français très concurrentiel de la distribution alimentaire », soulignant que « malgré d’importants efforts sur la rentabilité de ses activités françaises, les résultats escomptés n’(avaient) pas été atteints ».

Des magasins repris

L’enseigne belge implantée en France depuis 1998, essentiellement dans le quart nord-est, va céder 81 magasins à Carrefour, 14 à Leclerc, 3 à Carrefour et 2 à Super U.

« Colruyt Group a négocié et signé un accord majoritaire avec les partenaires sociaux, validé par l’administration », qui prévoit notamment « des indemnités supra-légales significativement supérieures aux pratiques habituellement observées dans le secteur de la grande distribution en France », a précisé l’entreprise.

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