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« L’ASBL est en faillite », « Cette annonce brutale plonge les résidents et leurs familles dans une situation de détresse totale », « une situation extrêmement préoccupante à Gembloux », plusieurs personnes nous ont contactés via le bouton orange Alertez-Nous afin de nous signaler la faillite d’une ASBL qui gère une résidence pour seniors à Gembloux.

Nous nous sommes rendus sur place pour donner la parole aux résidents. Dans un vaste bâtiment, une soixantaine d’appartements, occupés par environ 50 personnes. Certains sont ici locataires, d’autres sont propriétaires de leurs logements. C’est le cas de Roger. Il vient d’apprendre la nouvelle. À partir de ce vendredi, les services de soins et de repas vont prendre fin. « C’est malheureux », dit-il. « Tout le monde doit trouver des solutions, mais comment vont-ils faire la jonction entre le service à domicile qui existait et qui n’existera plus ?

Restaurants, soins infirmiers, surveillance, c’est une ASBL qui gère ses services pour la copropriété. Mais voilà, sauf rebondissement devant le tribunal, cette ASBL sera déclarée en faillite ce jeudi. « C’est un tsunami, une catastrophe », dit Dominique, une résidente. « Je pense à tous les résidents qui sont dépendants. Qui ont besoin d’avoir des repas matin, midi et soir. Qui ont besoin d’avoir un gardien de nuit. »
« On est un peu triste, parce que je ne dors plus, moi », dit une résidente.

Pour expliquer cette situation, des difficultés financières. Des factures impayées pour un montant total de 96.000 euros. Certains évoquent une mauvaise gestion. Le président de l’ASBL évoque des charges que des résidents refusaient de payer. « Le malheur, c’est qu’il n’y a pas de repreneur », dit Marie-Antoinette Van Haelen, administratrice de l’ASBL Dévolia. « Donc la solution pour éviter l’hémorragie, c’est de déclarer la faillite. »
« Je suis évidemment très inquiet pour l’ensemble des résidents », indique Benoît Dispa, bourgmestre de Gembloux. « On va veiller à offrir aux particuliers qui sont en difficulté, des informations très complètes sur les services dont ils pourraient bénéficier. Ça peut être une aide ménagère, ça peut être des repas livrés à domicile. Ça peut être aussi une coordination de soins à domicile. »

Des résidents ont déjà pris contact avec le CPAS. D’autres envisagent de quitter l’immeuble.
















