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Ce matin, l’origine de la panne qui a touché des milliers de foyers à Mons et aux alentours a été dévoilée pour la première fois par l’administrateur délégué d’Ores, le gestionnaire du réseau. Une pièce mécanique – un régulateur de pression – est en cause.
Ce composant est essentiel pour garantir que le gaz injecté dans le réseau basse pression, celui qui alimente les habitations, circule à un niveau sécurisé. « Une de nos pièces a dysfonctionné. Son rôle d’assurer le niveau de pression correct n’était plus assuré. Ce qui est très important, c’est qu’automatiquement, tous les systèmes de sécurité ont fonctionné », a précisé Fernand Grifnée, administrateur délégué d’Ores.
Nous n’avons reçu que trois appels
Selon les derniers chiffres communiqués, les ouvriers d’Ores n’ont pas pu accéder à 1.000 maisons ce jeudi pour rouvrir les compteurs. Toutefois, dans la majorité des cas, il ne s’agirait pas de pannes techniques mais simplement de logements inoccupés, où le gestionnaire n’a pas encore pu rouvrir le compteur. « Entre 6h et 9h ce matin, nous n’avons reçu que trois appels. Cela montre bien que nous arrivons au bout de ce que nous devions faire », précise-t-on du côté d’Ores.
La Ville de Mons a d’ailleurs décidé ce matin de lever le plan d’urgence communal. Les appels au call center et les demandes d’intervention technique se font désormais beaucoup plus rares.
En début de semaine, le bourgmestre Nicolas Martin avait exprimé publiquement sa colère face à la lenteur des opérations de reconnexion. Ce jeudi, le ton s’est apaisé. « Je ne suis plus fâché. J’ai essayé de garder mon sang-froid pendant toute la crise, mais mardi matin, il restait encore 8.000 maisons à raccorder et seulement 600 avaient été faites lundi. À ce rythme, il aurait fallu encore une 7-8 jours. J’ai donc demandé des renforts flamands et français pour aller plus vite », a-t-il expliqué.
Désormais, cinq points d’accueil Ores sont à disposition pour les habitants qui souhaitent prendre rendez-vous avec un technicien.















