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Pendant sept jours, des milliers d’habitants de Mons ont vécu sans gaz, et donc sans chauffage. Si beaucoup ont fait preuve de débrouillardise, l’attente commençait à peser. Ce mercredi, pour certains, l’arrivée des techniciens d’Ores a marqué la fin d’une longue parenthèse. Chez Perrine et François, les agents d’Ores ont rouvert la vanne de gaz, fermée depuis une semaine. Quelques minutes plus tard, le chauffage pouvait redémarrer.
« On est très très heureux, c’était très attendu. Nos voisins ont tous été rebranchés, on nous l’a dit aussi. Donc voilà, ça va être une joie un peu collective. Je crois qu’on va tous partager un bon moment ce soir », confie François.
Jusqu’ici, la famille chauffait sa maison grâce à un poêle à bois, alimenté jour et nuit. « On avait une réserve de bois pour l’hiver, donc on a gardé une pièce de vie un peu chaude. Évidemment, il fait froid dans les chambres et dans la salle de bain. On profite de la chaleur du poêle pour chauffer de l’eau, effectivement. Ici, avec une bouilloire, mais aussi parfois avec des casseroles. » Pour les douches, direction… le camping-car stationné de l’autre côté de la rue.
2.400 foyers toujours non raccordés
Sur les 12.000 foyers impactés, 2.400 ne sont toutefois pas encore raccordés. Les opérations de porte-à-porte menées par Ores se sont terminées ce mercredi soir.
Ces logements concernent principalement des habitants absents lors du passage des techniciens. Des points de ralliement ont été installés, notamment sur la Grand-Place de Mons, où des agents restent en stand-by jusqu’à minuit et encore toute la journée de jeudi. Les riverains peuvent s’y présenter pour demander un nouveau raccordement. Après jeudi, il faudra contacter ORES par téléphone afin de fixer un rendez-vous.
Une analyse approfondie demandée
Si la situation revient progressivement à la normale, les autorités wallonnes veulent comprendre ce qui s’est passé. La ministre wallonne de l’Énergie, Cécile Neven, a annoncé qu’une analyse approfondie serait menée. Objectif : déterminer l’origine précise de l’incident survenu mercredi dernier, mais aussi comprendre pourquoi il a fallu sept jours pour rétablir le gaz. Cette évaluation devra également permettre de formuler des pistes d’amélioration afin d’éviter qu’un tel épisode ne se reproduise.


















