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Fléron: un artiste-peintre de 70 ans poursuivi pour possession de photos pédopornographiques

Un artiste-peintre fléronnais de 70 ans poursuivi pour possession de photos pédopornographiques: une question
© Belga
 
 

Un Fléronnais âgé de 70 ans a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de possession illégale de matériel pédopornographique. Cet artiste-peintre, qui affirme jouir d'une renommée internationale, détenait des photos de très jeunes enfants subissant des viols. Il a soutenu devant le juge que ses démarches ont été réalisées dans un but de recherche de créativité artistique.

Les faits avaient été révélés en novembre 2018 lorsque le prévenu avait subi une panne informatique. Les techniciens sollicités pour effectuer une réparation avaient découvert sur son ordinateur des répertoires référencés contenant une cinquantaine d'images à caractère pédopornographique. Les photos montraient de très jeunes enfants subissant des viols. L'enquête avait confirmé la présence de ces photos pédopornographiques parmi des milliers d'autres images, dont plus de 10.000 pornographiques.

Il plaide la démarche artistique

Pour se défendre, le prévenu a exposé qu'il est un artiste-peintre qui insère des photographies dans ses œuvres. "Chaque peintre ou artiste a besoin d'une inspiration. Quand je peins des femmes et que j'insère des images dans un tableau, je capte des photos sur Internet", a-t-il expliqué au juge.

"De tous temps, les artistes ont exposé avoir des muses. Mais celui-ci veut utiliser l'art comme couverture. Sa démarche consistait uniquement à se rincer l'œil avec des images pédopornographiques", a regretté le parquet en requérant une peine de 6 mois de prison avec sursis probatoire.

L'avocat du prévenu a cité Roy Stuart et David Hamilton en évoquant la démarche artistique de son client. L'artiste serait reconnu à travers le monde entier. "Il est coté sur des sites majeurs. C'est uniquement à titre artistique qu'il a conservé ces photos pour une utilisation éventuelle", a plaidé l'avocat.

Le prévenu n'a pas contesté la matérialité de la prévention. Il a sollicité la suspension du prononcé ou une peine assortie de mesures probatoires. Le jugement sera prononcé le 5 février.




 

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