En ce moment
 
 

Le tracing de la population envisagé à l'heure du déconfinement? Voici comment on pourrait pister les malades du coronavirus

 
CORONAVIRUS
 

Quand l'heure du déconfinement sera venue, des outils devront être mis en place afin de ralentir la propagation du virus. Parmi eux, le traçage de la population. Ce système permettrait d'indiquer si nous avons été en contact avec une personne contaminée. 

Une application développée par une entreprise namuroise pourrait se révéler utile afin de permettre ce tracing. Une fois téléchargée sur votre téléphone, elle vous attribue un code d'identification.

"Imaginons que j'ai le numéro 20. Je rencontre en rue le numéro 21, 254 ou 3.922. L'application va étudier deux choses: la distance de contact entre les personnes et le temps de contact entre les personnes. On ne parle pas de géolocalisation", indique Guy Wauthier, directeur général de d'une entreprise qui a mis au point ce type d'application. 

L'objectif est le citoyen avant tout

L'endroit où vous vous trouvez n'est donc pas enregistré. Le système fonctionne uniquement avec la technologie Bluetooth. "Les deux téléphones qui à proximité, au travers du Bluetooth, vont calculer la distance et c'est uniquement cette distance-là qui est enregistrée et non pas une position précise de géolocalisation. L'objectif est le citoyen avant tout. Aucun objectif commercial derrière, aucune communication avec des sociétés privées", souligne Laurent Mimmo, directeur technique. 

Quand un patient est testé positif, un SMS est envoyé à toutes les personnes croisées durant les trois dernières semaines. "L'autorité compétente va pouvoir déclencher une alerte vers toutes les personnes avec qui le patient est entré en contact. Mais même l'autorité compétente, ne sait pas précisément à qui elle va envoyer cette alerte", nous précise Guy Wauthier.

Prévenues, ces personnes pourront à leur tour se faire dépister. Déjà utilisé à Singapour, le concept intéresse désormais la France et deux hôpitaux belge. Les autorités régionales et fédérales restent désormais à convaincre. Elles devront choisir entre plusieurs applications concurrentes.

 




 

Vos commentaires