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Sophie Wilmès demande à Sciensano de changer de méthode: "Nous voulons à nouveau des chiffres quotidiens" (vidéo)

 

"Nous avons demandé à Sciensano de donner à nouveau des chiffres quotidiens. Ou du moins de donner les chiffres quotidiens aux experts." C'est ce qu'a déclaré la Première ministre Sophie Wilmès à la Chambre.

En raison de la diminution de la propagation du virus au cours des dernières semaines, les rapports de Sciensano ont évolué. Depuis le 22 juin dernier, l'accent est mis sur l'évolution des tendances, et non plus sur les chiffres journaliers. Jeudi à la Chambre, plusieurs députés ont appelé à en revenir à la précédente comptabilité. Sophie Wilmès a confirmé avoir formulé une demande en ce sens. "Nous avons demandé à Sciensano de donner à nouveau des chiffres quotidiens. Ou du moins de donner les chiffres quotidiens aux experts." C'est ce qu'a déclaré la Première ministre Sophie Wilmès à la Chambre. "Compte tenu de la résurgence du virus dans les pays voisins, nous devons être deux fois plus prudents. Les mesures doivent donc être strictement respectées", a-t-elle ajouté.

"La détection de nouveaux foyers peut se faire via Sciensano", a-t-elle soutenu. "Nous devons être bien plus vigilants", a-t-elle ajouté. "Nous devons tout faire pour éviter la deuxième vague. Et l'expérience de ces derniers mois a été mise à profit pour améliorer notre réponse tant au niveau fédéral que régional". 

La Première ministre a rappelé que le prochain Conseil National de Sécurité aura lieu le jeudi 23 juillet.


La méthode de moyenne hebdomadaire remise en cause

Plus tôt ce jeudi, Emmanuel André, ancien porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, avais remis en question cette récente stratégie de Sciensano, à savoir le fait de présenter quotidiennement les chiffres du coronavirus en Belgique sous forme de moyennes hebdomadaires, plutôt que sous forme de nombre de contaminations quotidiennes.

"Les chiffres lissés dans le temps et l'espace par Sciensano ne sont pas suffisamment précis pour suivre l'évolution rapide de l'épidémie dans plusieurs zones du pays. Il est plus que temps de changer de mode de surveillance pour éviter un phénomène de caisses de résonance", déclare l'ancien porte-parole interfédéral sur Twitter.

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