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Votre compagnon insiste pour que vous fassiez l'amour? Une campagne contre les violences conjugales vient d'être lancée (vidéos)

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À l’approche du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commission communautaire française (COCOF) ont uni leurs voix pour lancer «#ARRÊTE c’est de la violence», une nouvelle campagne de lutte contre la violence entre partenaires et, plus singulièrement, les agressions et la cyberviolence sexuelles mais aussi le revenge porn dans les couples de jeunes.

Une campagne de sensibilisation à la violence au sein des jeunes couples est lancée, sous le hashtag (mot-clé, ndlr) #ARRÊTE c’est de la violence. Quatre vidéos poignantes ont été réalisées dans ce cadre. Jean-Louis Simoens, directeur de la ligne "Violences Conjugales", est venu expliquer le principe de la campagne en direct dans le RTLINFO 13H.

Alix Battard: Pourquoi avoir choisi de cibler cette nouvelle campagne sur la violence chez les jeunes spécifiquement ?

Jean-Louis Simoens: Parce que cette violence existe et qu'il faut la rendre visible. Il faut aussi sensibiliser le plus tôt possible. La campagne s'adresse aux jeunes et on va cibler plus particulièrement les violences sexuelles.  

Alix Battard: Il ressort de vos premiers sondages qu'une fille sur dix subit des violences sexuelles dans sa relation. Une femme sur six a subi un viol conjugal. Que vous racontent ces jeunes qui vous appellent au 0800/30.030.

Jean-Louis Simoens: Cette ligne d'écoute est anonyme et gratuite. Elle permet pour ces jeunes, un tout premier dévoilement souvent de formes de violence qui sont liées à l'intime, donc à la relation de confiance avec un/e partenaire, plus souvent un partenaire. Ces personnes nous questionnent et questionnent leur relation parce que ces formes de violence de sont pas toujours identifiées par les victimes elles-mêmes. Il s'agit de notion de consentement au sein du couple, de limites et de légitimité liée à ces limites et ce consentement. Toutes ces dimensions sont difficiles à percevoir tant pour les victimes que pour les auteurs. Nous appeler, c'est parler de leur relation, clarifier leur pensée et comprendre ce malaise qu'elles ressentent.

Alix Battard: La violence est aussi présente sur les réseaux sociaux aujourd'hui.

Jean-Louis Simoens: Évidemment. La web série qu'on a lancée dans le cadre de notre campagne parle de cela et on voit combien les réseaux sociaux sont omniprésents. Les plus jeunes sont hyper connectés, il y a une notion d'immédiateté, de diffusion de l'information très rapide et on voit que l'intimité se confond au groupe et au groupe social.

Pour en savoir plus sur cette campagne: www.arrete.be.

La ligne téléphonique gratuite et anonyme est celle-ci: 0800/30.030.

Ce-dessous, les 4 épisodes de la web série créée dans le cadre de cette campagne de sensibilisation.

 
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