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Buckingham Palace, symbole de la monarchie britannique, pourrait bien vivre ses dernières années comme résidence royale. Le lieu reste aussi imposant que prestigieux… mais plus personne ne veut y habiter.
« Buckingham est en train de devenir un musée », observe le spécialiste des monarchies, Thomas de Bergeyck. « Les allées et venues aux grilles se font rares. Il y a du personnel, un livreur de temps en temps. Et puis Charles III y passe simplement pour recevoir un invité. Le reste du temps, c’est silence radio. »
Un palais impressionnant mais peu pratique
Avec ses 775 pièces, 78 salles de bain, 92 bureaux et 19 salons d’apparat, Buckingham impressionne. Mais derrière les chiffres, il y a une réalité plus froide. « Il n’est pas cosy pour 0,01£ », ironise Thomas de Bergeyck. Même la reine Elizabeth II s’en est éloignée à la fin de sa vie. « Elle préférait le château de Windsor. Buckingham était froid comme un glaçon. »
Le palais a aussi connu des moments marquants. Comme cette intrusion en 1982, restée célèbre : « Un homme avait carrément escaladé une gouttière à 6 h du matin pour se retrouver assis au bord du lit de la reine. »
Aujourd’hui, plus aucun membre de la famille royale ne vit vraiment à Buckingham, préférant des résidences à taille plus humaine. Le roi Charles III reste fidèle à Clarence House, sa résidence londonienne plus discrète et confortable.
Le prince William et Kate, eux, ont choisi Forest Lodge, une propriété dans le parc de Windsor. « Dix chambres, deux grands salons. Rien d’ostentatoire apparemment », décrit Thomas de Bergeyck. Un choix qui en dit long sur la volonté des Windsor de tourner la page.
Le palais ne sert plus qu’aux grandes occasions
Buckingham Palace reste une attraction touristique majeure, et un lieu central pour les grandes réceptions officielles. « On y a vu défiler Kennedy, De Gaulle, Mandela, Obama et même Donald Trump en 2019 », rappelle Thomas de Bergeyck.
Mais au quotidien, le lieu est vide. « Clairement, la famille déserte les lieux », explique le spécialiste des monarchies. Même le prince Andrew, qui assurait autrefois des visites privées, n’est plus là.
De plus en plus, l’idée de transformer Buckingham en musée fait son chemin. Un lieu historique, ouvert au public, utilisé pour les grandes cérémonies, mais plus comme résidence.
Et ce changement n’est peut-être pas un mal. « En désertant Buckingham, les Windsor se rapprochent du peuple », analyse-t-il. « En choisissant enfin des résidences à taille humaine ou presque. Et ça, c’est le principal. »
Retrouvez « L’histoire royale » de Thomas de Bergeyck chaque samedi sur bel RTL Weekend.


















