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Ce jeudi 8 janvier, veille de l’ouverture du Salon de l’auto à Bruxelles, l’émission « Tout s’explique » s’intéresse à l’évolution de la voiture. Design, sécurité, mais surtout technologies embarquées : le véhicule de demain commence à s’imposer sur nos routes. Mais les voitures actuelles sont-elles prêtes à rouler toutes seules ? Et surtout, le sont-elles en Belgique ?
Les systèmes d’aide à la conduite sont désormais omniprésents dans les véhicules récents. « On est en plein boom du développement technologique », explique Fanny De Leenheer, attachée de presse chez BMW. À bord d’un modèle de dernière génération, elle précise : « Ce véhicule est équipé d’un système d’aide à la conduite de niveau 2. »
Cela signifie que la voiture peut gérer certaines situations, comme garder sa trajectoire ou ajuster sa vitesse, mais le conducteur doit garder les mains sur le volant. En cas d’inattention, un signal visuel s’affiche pour rappeler la règle. Ces aides permettent une conduite plus confortable, mais elles ne remplacent pas la vigilance humaine.
Une autonomie encore limitée
Si certains pays, comme les États-Unis ou le Japon, voient déjà circuler des robotaxis sans conducteur, la Belgique reste à la traîne en matière de véhicules totalement autonomes. En cause : des obstacles juridiques.
« En Europe, c’est essentiellement un problème de législation », résume l’expert automobile Damien Deroanne. « Il faut s’accorder entre 27 pays, et en Belgique, on compte trois gouvernements différents, puisque la mobilité est régionalisée. »
Résultat : tant que le véhicule n’est pas totalement automatisé, c’est toujours le conducteur qui porte la responsabilité en cas d’accident. Si demain une voiture autonome sans commandes était mise en circulation, c’est le constructeur ou le gestionnaire du véhicule qui deviendrait responsable.
La voiture du futur : entre rêve et réalité
Mais alors, que nous réserve réellement le futur ? Des voitures volantes, comme dans les films ? Pas tout de suite, selon les spécialistes. « S’imaginer au volant d’une voiture volante, ça reste de la science-fiction pour au moins 10 ou 20 ans », affirme Damien Deroanne. Malgré les prototypes impressionnants, comme ceux de la société chinoise Xpeng ou de la start-up américaine Alef Aeronautics, les contraintes techniques et réglementaires freinent leur arrivée sur le marché.

Leur prix aussi : entre 300.000 et 500.000 euros l’unité. « Ce ne sera pas un véhicule populaire », prévient l’expert. Pour lui, la voiture du futur sera surtout « plus légère, connectée, partagée et électrique ». Des modèles compacts comme la Microlino en sont déjà un aperçu.

Une immersion au cœur de la voiture
Dans l’épisode spécial automobile de « Tout s’explique », Loïc Van Impe vous fera visiter une usine centenaire à Oxford, où l’on construit encore aujourd’hui jusqu’à 800 voitures par jour. Il vous emmènera aussi dans un laboratoire où sont réalisés les crash-tests, pour mieux comprendre comment la sécurité est testée sur les véhicules.
Et pour finir, il prendra le volant sur une piste mouillée, accompagné d’un pilote professionnel, pour montrer que, malgré toutes les aides à la conduite, rester attentif au volant reste essentiel.
Rendez-vous ce jeudi 8 janvier à 19h50 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play.

















