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« C’est inacceptable » : de nouvelles actions syndicales pour protester contre les mesures du gouvernement

par RTL info avec Mathieu Langer
Les syndicats poursuivent leur mobilisation contre les réformes du gouvernement fédéral. Namur, Luxembourg et Liège sont au cœur des actions ce mardi.

Ce mardi marque la deuxième journée d’action organisée par les syndicats contre les réformes portées par le gouvernement fédéral. Après une première mobilisation la semaine dernière, cette nouvelle étape touche les provinces de Namur, Luxembourg et Liège. Chacune de ces initiatives s’inscrit dans un programme d’actions provinciales visant à exprimer le mécontentement face aux réformes du chômage et des pensions.

Forte mobilisation à Liège

Dès les premières heures de la journée, l’université de Liège a été le théâtre d’un barrage filtrant visant à ralentir l’accès pour les étudiants. Puis, à 10h30, la place Saint-Lambert à Liège a accueilli un ‘tribunal populaire’ où travailleurs, syndicats et associations affiliées à la CSC ont pris la parole. Ces témoignages ont illustré les conséquences des réformes, telles que perçues par les manifestants, sur les conditions de travail et les droits sociaux.

La mobilisation ne s’est pas arrêtée là. Selon la police, un cortège de 2.000 manifestants s’est élancé dans les rues de Liège, partant de la place Saint-Lambert, passant par la gare des Guillemins, jusqu’à la tour des finances. Une démonstration qui a rassemblé des syndicats comme la CSC et la FGTB, ainsi que des groupes d’étudiants et des travailleurs de divers secteurs.

Parmi les actions marquantes de la journée, un ralentissement volontaire du trafic a été organisé par la FGTB entre Herstal et Liège Airport. Entre 12h30 et 14h, un cortège de véhicules roulant à faible allure a provoqué des embouteillages significatifs sur l’autoroute autour de Bierset, exprimant ainsi symboliquement la lenteur des négociations sociales selon les participants.

Pour Marie-Hélène Ska, secrétaire nationale de la CSC : « 172 000 personnes qui sont sans revenus en 2026, c’est inacceptable. Des conditions de travail qui se dégradent partout, de la flexibilité qui devient ingérable et des salaires qui restent bloqués… Il n’y a pas miracle, il faut pouvoir se loger, il faut pouvoir se chauffer, on est en hiver aujourd’hui. »

En parallèle, des actions se sont déroulées en province de Namur et Luxembourg, où des rassemblements et des revendications similaires ont été exprimés.

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