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« On va pouvoir être plus efficace » : Proximus annonce la suppression de 1.200 emplois et dévoile ses plans stratégiques pour l’avenir

par RTL info avec Belga
Ce sont 1.200 emplois qui doivent passer à la trappe d’ici 2030 chez Proximus. L’entreprise a révélé ce vendredi matin ses nouveaux plans stratégiques. Après cette annonce, l’action de l’opérateur télécom a ensuite plongé en Bourse, perdant plus de 20 %.

L’entreprise télécom Proximus a confirmé, lors d’une présentation ce vendredi en fin de matinée, son intention de supprimer 1.200 emplois en Belgique d’ici 2030. D’autres pertes d’emploi ne sont pas exclues au-delà de cet horizon.

Les 1.200 jobs seront ôtés aux 7.900 actuels (emplois ramenés en équivalents temps-plein). Cela doit se faire « de manière contrôlée et progressive », en ne remplaçant pas, ou seulement partiellement, les personnes partant à la pension ou qui quittent volontairement l’entreprise.

Les personnes occupant des postes « non essentiels », en particulier, ne seront pas remplacées. Cela représente environ un tiers du taux de rotation total. Les commerciaux et les soudeurs, par exemple, ne sont pas concernés, car ces profils sont difficiles à recruter sur le marché du travail.

Un plan stratégique avec l’IA

Le projet prévoit que l’opérateur télécom « réinvente son mode de fonctionnement et mise sur l’efficacité grâce à la simplification et à l’IA (intelligence artificielle), afin de réduire la charge de travail ». Fin 2018, Proximus employait environ 13.000 personnes.

Au total, l’effectif en Belgique devra être réduit de 15 % dans les prochaines années. Cependant, l’écrémage se poursuivra probablement après cette date. Entre 2031 et 2035, environ 1.400 personnes partiront à la retraite. Proximus y voit de la marge pour réduire encore ses effectifs à ce moment-là.

« Les changements sont de plus en plus rapides et on voit que l’intelligence artificielle est un outil qui permet vraiment de pouvoir améliorer toute une série de services internes comme externes », justifie Haroun Fenaux, porte-parole de Proximus.

Il poursuit : « C’est quelque chose qui est très important chez nous et on voit que, de façon transversale, dans l’ensemble de la société, ça va faire partie de notre stratégie de pouvoir l’utiliser [l’IA] à bon escient pour pouvoir justement aider mieux nos clients et faire fonctionner notre société de façon plus efficace. On va pouvoir être plus efficace et donc peut-être pouvoir être moins nombreux dans 5 ans. On dit bien dans 5 ans. »

Il est important que cette transformation puisse se faire sans disruption sociale.
Vanessa Matz, ministre fédérale des Entreprises publiques

La ministre compétente pour les Entreprises publiques, Vanessa Matz (Les Engagés), indique vendredi dans une réaction officielle que la stratégie révélée par Proximus « s’inscrit dans une transformation déjà engagée face à l’évolution des usages numériques, à une concurrence accrue et aux investissements majeurs dans la fibre et les réseaux mobiles ».

Il y aura bien « simplification des activités du groupe » et « modernisation de l’organisation », pour s’adapter aux nouvelles réalités du secteur. « Il est important que cette transformation puisse se faire sans disruption sociale », ajoute cependant la ministre.

Opter pour le non-remplacement de départs naturels relève d’un choix d’il y a plusieurs années, ajoute-t-elle. « Il est important que Proximus puisse concilier adaptation stratégique, responsabilité sociale et protection d’emplois de qualité. »

L’action en bourse dégringole

Suite à cette annonce, l’action de Proximus a débuté la séance boursière dans le rouge, enregistrant une chute de 17 %.

Vers 9 h 25, la tendance baissière s’est accentuée, l’action perdant 21 % et s’établissant à 6,56 euros, contre 8,31 euros lors de la clôture de jeudi.

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