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Des prélèvements ADN ont été effectués sur des habitants d’un hameau des Alpes-de-Haute-Provence où le petit Emile Soleil avait disparu à l’été 2023 avant d’être retrouvé mort plusieurs mois plus tard, a-t-on appris jeudi de source proche de l’enquête, confirmant une information de La Provence.
De tels prélèvements avaient notamment été demandés en janvier par des avocats de la famille. Le garçonnet de deux ans et demi avait disparu le 8 juillet 2023 dans le hameau isolé du Haut-Vernet, au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances.
« Nous sommes satisfaits de ces mesures »
Jeudi, une source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP des tests ADN menés sur des habitants du hameau, précisant que ces prélèvements devaient concerner au total des dizaines de personnes, essentiellement du village du Vernet et du hameau.
« Les enquêteurs ont procédé à des tests ADN sur des habitants de la commune du Vernet, et plus particulièrement sur des personnes vivant au hameau du Haut-Vernet », selon le quotidien régional La Provence. « Nous sommes naturellement satisfaits de la mise en œuvre de ces mesures d’enquête qui vont dans le sens des demandes d’investigations complémentaires que nous avions déposées au mois de janvier », a réagi auprès de l’AFP Julien Pinelli, avocat de la grand-mère du petit Emile.
Une enquête toujours en cours
L’avocate du grand-père, Isabelle Colombani, a confirmé qu’une des « demandes d’actes » déposées en janvier concernait « un prélèvement massif d’ADN. » Des expertises effectuées sur les vêtements du petit Emile retrouvés en mars 2024 « ont mis en exergue deux traces d’ADN dégradées, extérieures à la famille », a souligné l’avocate pour expliquer cette demande.
« Ces ADN, ce qu’on voulait c’est qu’ils soient comparés aux différentes personnes qui avaient pu être au Vernet », le jour de la disparition du garçon, dit-elle. Après cette disparition, l’enquête n’avait rien donné pendant neuf mois, malgré plusieurs jours de battues et ratissages. Jusqu’à la découverte fortuite, fin mars 2024 par une promeneuse, du crâne et de dents de l’enfant, à environ 1,7 km du hameau.
L’enquête avait ensuite permis d’établir qu’Emile avait été victime d’un « traumatisme facial violent », avec « la probable intervention d’un tiers », avait déclaré le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon. En 2025, les grands-parents d’Emile et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre » avant d’être relâchés 48 heures plus tard car « les charges n’étaient pas suffisantes » pour d’éventuelles poursuites, indiquait à l’époque le magistrat.

















