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En 2025, 115 personnes ont commencé à bénéficier de mesures de protection après avoir fait l’objet de menaces dans le cadre de leur activité professionnelle, indique le Centre de crise national (NCCN). Il s’agit d’une légère augmentation par rapport à l’année précédente, au cours de laquelle 67 nouveaux dossiers avaient impliqué 101 personnes.
Les individus ainsi protégés sont notamment des personnalités politiques, des policiers et des magistrats. À l’heure actuelle, 92 dossiers sont encore ouverts et concernent 174 personnes.
Aucune raison particulière
Selon Yves Stevens, le porte-parole du NCCN, il n’y a aucune raison particulière pour expliquer cette augmentation. « Les chiffres fluctuent légèrement chaque année. L’ouverture par exemple d’un dossier impliquant plusieurs personnes fait immédiatement augmenter les chiffres », note l’intéressé.
Les menaces dont celles-ci font l’objet sont évaluées par l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (Ocam) et la police fédérale. Le NCCN élabore ensuite des mesures spécifiques sur base de leurs conclusions. Les mesures mises en place peuvent faire appel à des adaptations dans l’environnement de vie de la cible, des patrouilles régulières ou encore une présence policière permanente à proximité de son domicile ou de son lieu de travail. Les cas les plus extrêmes impliquent même une protection rapprochée voire un hébergement dans une maison sécurisée.
Le procureur du Roi de Bruxelles concerné
Le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, a ainsi été placé l’an dernier sous haute protection policière en raison de graves menaces liées au milieu de la drogue. Un juge d’instruction d’Anvers a également dû séjourner dans un lieu sécurisé après avoir reçu des menaces similaires.
Le Centre de crise national n’est toutefois pas en mesure de préciser combien de personnes ont été hébergées dans un lieu sûr ou ont bénéficié d’une protection policière renforcée l’année dernière. Compte tenu de l’impact important de ces mesures sur les personnes concernées, elles ne sont utilisées qu’en dernier recours, explique le NCCN.















