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Le parcours FAST a été créé au sein du Centre Hospitalier Régional Sambre et Meuse (CHRSM) pour répondre à des blessures du genou de plus en plus fréquentes en période de sports d’hiver. Il s’agit d’une initiative qui offre aux patients une prise en charge spécifique et rapide, pour espérer une récupération totale de l’articulation.
« Sur cette image, on devrait normalement observer un ligament un peu similaire, bien noir, or il a complètement disparu », décrit le Dr Thibaut Libert, chirurgien orthopédiste au CHRSM, sur base d’un cliché d’un genou qui date de mars 2025.
Un parcours avec un double objectif
Il s’agit de celui de Laura, gymnaste amateur, qui s’est gravement blessée lors d’un entraînement. Bilan : rupture du ligament croisé antérieur du genou. La jeune femme est donc l’une des 100 patientes à bénéficier de ce parcours FAST.
« Notre objectif est vraiment de créer un parcours qui permette aux patients d’être rapidement pris en charge et qu’obtenir un diagnostic précis de la lésion en quelques semaines seulement. Aussi de voir s’il y a des lésions associées qui pourraient justifier une prise en charge chirurgicale rapide – ça arrive de temps en temps mais c’est plus rare. Mais surtout de commencer directement le traitement », explique le Dr Thibaut Libert.
L’objectif de ce trajet de soins est donc d’éviter l’errance médicale et de repérer d’éventuelles lésions annexes. Pour en bénéficier, le patient est d’abord évalué via un questionnaire de soins comme l’explique le Dr Thibaut Libert : « Les médecins de première ligne remplissent ce score. S’il est positif, supérieur ou égal à 8, à ce moment-là, les patients ont accès à cet IRM et cet accès rapide en consultation spécialisée. »
« Important en termes de santé publique »
Un an après sa mise en place par le centre hospitalier régional, ce parcours FAST a déjà inspiré d’autres institutions. « C’est important en termes de santé publique de pouvoir inspirer d’autres institutions. On a été contactés notamment par des centres sur Bruxelles, sur Charleroi, et même en Flandre, pour savoir comment on avait mis en place ce trajet de soins », souligne le Dr Charles Parmentier, également chirurgien orthopédiste au CHRSM.
Aujourd’hui, Laura est sur pied et s’apprête à reprendre sa vie de sportive. « Je reprends le sport petit à petit, je suis à sept mois post-opération et donc il y a encore des douleurs par moments, ce qui est normal. Mais oui, je vais très bien », confie la jeune femme.
En un an, une centaine de patients ont déjà pu bénéficier de cette prise en charge rapide.
















