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Affaire Epstein : Andrew refuse de coopérer avec le Congrès américain, des soupçons de délit d’initiés s’ajoutent au scandale

par RTL info avec Amélie Schildt
En Grande-Bretagne, le prince Andrew s’enfonce un peu plus. Alors que des milliers de documents américains détaillent ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein, il refuse de répondre aux questions du Congrès américain. À ces révélations s’ajoutent désormais des soupçons de délit d’initiés.

Expulsé du domaine de Windsor, exilé en rase campagne, l’ex-prince Andrew n’en finit plus d’embarrasser la couronne britannique. Entre dossiers compromettants et nouvelles révélations, le roi Charles met la pression sur son frère pour le pousser à témoigner sur ses relations avec le pédocriminel Jeffrey Epstein.

Lors de chacune de ses apparitions publiques, l’incident se répète : Charles III est interpellé pour les actes de son frère. Pas de commentaire face caméra, mais le roi est inquiet. Dans un communiqué du palais, il se dit prêt à aider la police.

« C’est à Andrew Mountbatten-Windsor de répondre aux allégations spécifiques. Mais si nous sommes approchés par la police, nous sommes prêts à la soutenir », a déclaré Charles.

De nouveaux soupçons

Il faut dire que le nom de l’ex-prince Andrew est omniprésent dans les dossiers Epstein rendus publics par la justice américaine. Des photos embarrassantes, mais aussi des échanges de centaines de mails entre les deux amis.

Outre le scandale sexuel, Andrew est désormais suspecté de délit d’initié. À l’époque où il représentait la couronne, il aurait partagé des documents top secret avec Jeffrey Epstein.

Andrew a transmis des documents qu’on lui a envoyés dans les cinq minutes à l’adresse e-mail d’Epstein
Nicolas Fontaine , Rédacteur en chef d’Histoires royales

« Pendant près de dix ans, Andrew a été envoyé par le gouvernement britannique pour représenter le Royaume-Uni lors de missions économiques et d’investissement, explique Nicolas Fontaine, rédacteur en chef d’Histoires royales. Donc, Andrew a transmis des documents qu’on lui a envoyés. Il les a transmis dans les cinq minutes à l’adresse e-mail d’Epstein ».

Le prince déchu a-t-il été payé pour transmettre ces informations sensibles aux pédocriminels ? Dans cette affaire Epstein, tout le gouvernement britannique est fragilisé. Keir Starmer, le premier ministre, est pointé du doigt pour avoir nommé un ami proche de Jeffrey Epstein, ambassadeur à Washington.

« C’est seulement le début de cette histoire, note Andrew Lownie, auteur et historien. Le scandale a déjà mené à la chute de Peter Mandelson et je pense qu’il y aura des charges contre lui, mais aussi contre le prince Andrew ».

Les monarchies tremblent

Les monarchies tremblent, les unes après les autres, alors qu’une foule de noms de princes et de princesses apparaissent dans les dossiers Epstein. Tous n’ont pas rencontré le milliardaire, mais il a tenté de les approcher.

« Epstein avait une fascination pour les familles royales, ajoute Nicolas Fontaine. En fait, elle représente pour lui vraiment le sommet de la pyramide. Le but d’Epstein, finalement, c’est d’être ami avec un tas de personnes dans un tas de secteurs différents et de pouvoir, quelque part, montrer patte blanche en disant ‘je connais telle ou telle personne’».

L’ex-prince Andrew finira-t-il par témoigner devant le congrès américain ? Lui qui n’a même encore jamais dû s’exprimer devant un juge.

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