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"C'était une mère exemplaire": le fils de Sourour, décédée dans un commissariat, rend hommage à sa mère

Sourour, une dame de 46 ans, a perdu la vie dans le commissariat de Bruxelles-Capitale-Ixelles, ce jeudi 12 janvier. La victime avait été arrêtée durant la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier du Châtelain, à Ixelles, en état d'ébriété pour trouble de l'ordre public. Après son arrestation, la dame a été placée en cellule de dégrisement au poste de police central, situé rue Royale. D'après les éléments transmis à la famille, la victime s'est suicidée en s'étranglant elle-même avec son pull.

Mais cette version des faits ne convainc pas la famille de la victime, qui la décrit comme une personne pleine de vie, qui n'était pas suicidaire. Le fils de Sourour, âgé de 19 ans, a décidé de s'exprimer via les réseaux sociaux, pour rendre un bel hommage à sa maman décédée. "Il me tient à cœur de placer des mots autres que tous ceux qui sont diffusés dans les médias sur le décès de ma maman", commence-t-il dans une publication sur Instagram. "Ma mère était une personne extraordinaire et elle aimait la vie plus que quiconque. Elle était généreuse et pétillante. Toutes les personnes qui la connaissaient de près ou de loin pourraient confirmer mes dires : elle embellissait la journée de chaque personne qui la croisait."

"Un décès dans un commissariat est anormal"

Le jeune homme de 19 ans vivait seul avec sa mère. "Je voudrais aussi témoigner que c’était une mère exemplaire pour moi", poursuit-il. "Mais aussi pour bien d’autres enfants qu’elle croisait ou côtoyait. C’était aussi une fille et une sœur aimée."

Ce lundi en fin d'après-midi, le parquet a révélé les premières constatations du rapport d'autopsie, qui semblent confirmer la thèse du suicide. "Sur base des premières constatations et du rapport provisoire d'autopsie, il semblerait qu'il n'y ait pas eu d'intervention de tiers" dans le décès de Sourour A., indique le parquet. Une analyse toxicologique a également été ordonnée. Les résultats définitifs seront disponibles dans les semaines à venir. 

Mais ces constats laissent le fils de la victime dubitatif. "L’enquête suit son cours et je fais confiance à l’avocate qui nous représente", précise-t-il toujours sur Instagram. "Malheureusement, ce n’est pas la première fois que l’on voit des décès se produire au sein d’une cellule dans ce commissariat, ce qui sous-entend que des choses graves se sont passées. Quoi qu’il se soit passé, des fautes de procédure ont été commises."

En effet, en 2021, deux hommes d'une vingtaine d'années ont perdu la vie dans le même commissariat. Les circonstances des décès font encore aujourd'hui l'objet d'une enquête judiciaire. "Un décès dans un commissariat est anormal, impossible et impardonnable", écrit le fils de Sourour. "La police a pour seul travail de nous protéger, une chose pareille ne peut pas jamais arriver."

Et de conclure : "Justice sera faite ! Je t’aime maman."

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