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Invitée lundi matin de Pascal Praud sur CNews pour promouvoir son documentaire Les nouveaux Français, 100 ans d’immigration, Karine Le Marchand a raconté une anecdote sur son arrivée à Paris. « J’ai vu le RER arriver, j’ai vu tous ces noirs, et tous ces musulmans, enfin ces Arabes, qui sortaient », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur. Parce que Paris c’était particulier. » Ces mots, diffusés sur les réseaux sociaux, ont été jugés racistes par de nombreux internautes et responsables politiques.
La gauche réagit et saisit l’Arcom
Face au tollé, deux députées de gauche ont rapidement réagi. Sur X, l’élue insoumise Ersilia Soudais a dénoncé : « Propos racistes de Karine Le Marchand, accueillis par des rires complices. Est-on surpris de cet énième dérapage sur CNews ? Je saisis l’Arcom. » Même réaction du côté de la députée écologiste Léa Balage El Mariky : « Il va falloir arrêter de nous prendre pour des débiles Karine Le Marchand. Quand on fricote toute l’année avec l’extrême droite et qu’on vient tenir ce discours sur CNews, on sait très bien ce qu’on fait. Ces propos sont racistes, je saisis l’Arcom. »
Une séquence virale sur les réseaux
L’extrait de l’émission a rapidement circulé, suscitant des commentaires outrés. Certains internautes ont rappelé que la religion ne se lit pas sur les visages, d’autres ont souligné que l’animatrice, métisse, semblait ignorer sa propre diversité. Face à cette montée des critiques, l’affaire est désormais entre les mains de l’Arcom, qui pourrait être amenée à examiner le passage controversé.
Karine Le Marchand dénonce une « pseudo-polémique »
Dès le lendemain, la présentatrice star de M6 a pris la parole sur Instagram pour dénoncer un montage sorti de son contexte. « Sur 30 minutes d’interview, ils prennent 15 secondes sorties de leur contexte où je parle de mon arrivée à Paris dans les années 1980 », a-t-elle expliqué. Elle a ajouté : « Je suis à moitié noire et fière de l’être. À moitié blanche aussi. Je suis fière de ce que je suis et de ce que j’ai accompli. » Rejetant les accusations de racisme, elle s’adresse à ses détracteurs avec fermeté : « Votre haine ne me touche pas, je ne suis pas toute jeune, je n’en ai vraiment rien à foutre. »


















