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Un cheval a été acheté à la fin du mois d’avril à l’écurie de Liberty, en mauvais état. Il a dû subir des soins et une remise en forme suite à un appel à témoins. Dolores a récolté des dizaines de récits dénonçant des cas de maltraitance s’étalant sur de nombreuses années. Elle aimerait plus de transparence au niveau des contrôles désormais effectués.
On reçoit encore des plaintes actuellement.
« On n’a pas le droit de savoir avec le RGPD. Le parquet s’est saisi du dossier. Mais on reçoit encore des plaintes actuellement comme quoi la situation ne change pas », raconte Dolores. « On s’inquiète fortement », confie-t-elle. Nous avions rencontré le bourgmestre de Pont-à-Celles, apparemment marqué par ce qu’il a vu lors de la saisie d’un cheval en très mauvais état et dont la propriétaire louait des box dans l’écurie.
« Pas d’eau, pas de soins dans des boxes où il n’y avait pas de paille fraîche, où on voyait très clairement qu’ils n’avaient pas été nettoyés depuis au moins un mois, racontait Philippe Knaepen. J’ai demandé qu’il y ait trois contrôles par jour, un contrôle par nos services communaux et deux fois par la police par jour ».
Nous avons contacté le bourgmestre une semaine plus tard concernant cette mesure. « Je vous confirme que des contrôles ont toujours lieu », répond-il. Au rythme annoncé ? « Je n’ai pas d’autres infos », dit-il.
« On a eu des contacts avec le voisinage qui s’inquiète de cette situation et nous précise qu’il n’y a pas eu de contrôles trois fois par jour tous les jours comme il avait été averti au préalable », rapporte Dolores.
Pour Save Animals, les autorités manquent de réactivité
L’avocat de l’association Save Animal va interroger officiellement le bourgmestre concernant ce sujet. Il va également interpeller les autorités compétentes concernant le volet administratif de l’écurie de Liberchies.
« Le plan administratif permis d’exploitation, il n’y en a pas. L’enregistrement de tous les chevaux avec une liste de tous les chevaux entrants et sortants, il n’existe pas », déplore Etienne Gras, avocat de l’ASBL Save Animals, qui poursuit : « Si vous êtes vendeur de voiture et que vous mettez quatre voitures en vente dans les dix minutes, vous avez la police administrative qui est là et on vous saisit vos voitures. En revanche, vous avez des chevaux décharnés dans un pré. Personne ne veut bouger. La question qui se pose réellement aujourd’hui, c’est pourquoi ? »
Demain, une nouvelle plainte sera déposée dans le cadre de maltraitance auprès de la Région wallonne et des autorités judiciaires de Charleroi.

















